14.05.2008

Aggiornamento

J’ai pu apprécier récemment qu’une de mes notes nécessite quelques précisions pour une meilleure compréhension de la gauche crépynoise et je suis heureux que ce blog soit aussi fréquenté par nos adversaires et qu’il fasse vivre la démocratie.

Il est évident pour la majorité des Français que le propos que la presse locale relate aujourd’hui dans son édition hebdomadaire est une chose admise. Je ne me risquerai pas à donner une proportion mais, en regardant les résultats du second tour des Présidentielles 2007, on peut sans peine discerner que les deux tiers des Français partagent cette idée. La gauche étant ce qu’elle est, c'est-à-dire multiple, des voix s’élèvent : Marie-Ségolène Royal pour ne citer qu’un exemple, pour définitivement en terminer avec ces alliances avec l’extrême-gauche et tendre vers plus de modération. Ce sera difficile tant l’adhésion à une idéologie de gauche appelle des notions en dehors du réel et de la Raison. Aussi il se peut que l’on dise et que l’on fasse des choses très contradictoires. Prenons un exemple simple pour le cas qui nous occupe. L’idéologie communiste est responsable de 80 millions de morts. C’est un fait, il est dans le réel et implique la Raison. Que l’on soit hier, aujourd’hui ou demain, ce fait restera dans la mémoire de l’Humanité pour l’éternité. Lorsque un homme appelle à la Révolution devant des millions de Français via un moyen audiovisuel, il invoque tout ce que contient ce mot. Cortèges d’horreurs comme le XXe siècle en a perdu le compte. Il est impossible de se défausser de ce qui gêne sous prétexte que cela gêne justement et ne garder que ce qui rassure, le fantasme de la violence sans violence.

                                                                              Messieurs, la Révolution est un bloc

                                                                                                                                                   Georges Clémenceau

 Il y a en France un usage qui veut que la gauche puisse se déporter très à gauche, en sortant du champ républicain et démocrate, pour séduire l’extrême-gauche qui semble donc demi-fréquentable. Durant des décennies, la droite dominée par la pensée de gauche, n’a pas dénoncé ces alliances insoutenables. C’est terminé. La gauche n’a pas compris l’aggiornamento qui s’est fait à droite, n’a pas compris que la droite n’est plus un âne sur lequel il suffit de taper pour le faire avancer dans le sens qu’elle veut. Cette conception des choses date déjà. La droite se bat.         

     La plupart des êtres humains ont une capacité infinie à tout prendre pour acquis

                                                                                                                                                                 Aldous Huxley

 Mon propos fut peut être un peu différent de ma pensée et je veux donc y apporter une amélioration. Si la Ligue Communiste Révolutionnaire ne fait pas du meurtre de masse un but politique il est plus juste et conforme à ma pensée et à celle de dizaines de millions de Français, de dire qu’elle y conduit. Ce n’est sans doute pas un but, mais une conséquence de son idéologie révolutionnaire.

Pour conclure je veux devancer les probables critiques qui diront que ma note et les attaques qui ont suivi ont fait une bonne publicité à cette organisation afin de fabriquer un Le Pen de gauche et handicaper le PS. Cette idée n’est pas raisonnable et je la balaye d’un trait. Nous ne nous abaisserons jamais au niveau du parti socialiste qui avait fabriqué le Front National pour la perte de la droite. La République est un bien inestimable que la majorité des Nations veulent sans pouvoir l’établir. Il n’est pas responsable de se livrer à ces jeux qui la mettent en danger.

Aggiornamento

J’ai pu apprécier récemment qu’une de mes notes nécessite quelques précisions pour une meilleure compréhension de la gauche crépynoise et je suis heureux que ce blog soit aussi fréquenté par nos adversaires et qu’il fasse vivre la démocratie.

Il est évident pour la majorité des Français que le propos que la presse locale relate aujourd’hui dans son édition hebdomadaire est une chose admise. Je ne me risquerai pas à donner une proportion mais, en regardant les résultats du second tour des Présidentielles 2007, on peut sans peine discerner que les deux tiers des Français partagent cette idée. La gauche étant ce qu’elle est, c'est-à-dire multiple, des voix s’élèvent : Marie-Ségolène Royal pour ne citer qu’un exemple, pour définitivement en terminer avec ces alliances avec l’extrême-gauche et tendre vers plus de modération. Ce sera difficile tant l’adhésion à une idéologie de gauche appelle des notions en dehors du réel et de la Raison. Aussi il se peut que l’on dise et que l’on fasse des choses très contradictoires. Prenons un exemple simple pour le cas qui nous occupe. L’idéologie communiste est responsable de 80 millions de morts. C’est un fait, il est dans le réel et implique la Raison. Que l’on soit hier, aujourd’hui ou demain, ce fait restera dans la mémoire de l’Humanité pour l’éternité. Lorsque un homme appelle à la Révolution devant des millions de Français via un moyen audiovisuel, il invoque tout ce que contient ce mot. Cortèges d’horreurs comme le XXe siècle en a perdu le compte. Il est impossible de se défausser de ce qui gêne sous prétexte que cela gêne justement et ne garder que ce qui rassure, le fantasme de la violence sans violence.

                                                                              Messieurs, la Révolution est un bloc

                                                                                                                                                   Georges Clémenceau

 Il y a en France un usage qui veut que la gauche puisse se déporter très à gauche, en sortant du champ républicain et démocrate, pour séduire l’extrême-gauche qui semble donc demi-fréquentable. Durant des décennies, la droite dominée par la pensée de gauche, n’a pas dénoncé ces alliances insoutenables. C’est terminé. La gauche n’a pas compris l’aggiornamento qui s’est fait à droite, n’a pas compris que la droite n’est plus un âne sur lequel il suffit de taper pour le faire avancer dans le sens qu’elle veut. Cette conception des choses date déjà. La droite se bat.         

     La plupart des êtres humains ont une capacité infinie à tout prendre pour acquis

                                                                                                                                                                 Aldous Huxley

 Mon propos fut peut être un peu différent de ma pensée et je veux donc y apporter une amélioration. Si la Ligue Communiste Révolutionnaire ne fait pas du meurtre de masse un but politique il est plus juste et conforme à ma pensée et à celle de dizaines de millions de Français, de dire qu’elle y conduit. Ce n’est sans doute pas un but, mais une conséquence de son idéologie révolutionnaire.

Pour conclure je veux devancer les probables critiques qui diront que ma note et les attaques qui ont suivi ont fait une bonne publicité à cette organisation afin de fabriquer un Le Pen de gauche et handicaper le PS. Cette idée n’est pas raisonnable et je la balaye d’un trait. Nous ne nous abaisserons jamais au niveau du parti socialiste qui avait fabriqué le Front National pour la perte de la droite. La République est un bien inestimable que la majorité des Nations veulent sans pouvoir l’établir. Il n’est pas responsable de se livrer à ces jeux qui la mettent en danger.

Confiance et Espoir

Depuis un mois que cet espace d’expression existe, des centaines de visiteurs uniques m’ont rendu visite. J’ai aussi reçu des courriels d’encouragement et de demande d’information sur le programme du Mouvement pour la France de la part de nombreux Crépynois et j’espère avoir su répondre à leurs interrogations.

Je veux vous remercier pour votre soutien et répondre ici à la question que vous avez été nombreux à me poser concernant l’absence de Philippe de Villiers des médias depuis quelques mois.

Vous le savez le président du Mouvement pour la France est à la tête du département de la Vendée et on oublie trop souvent de dire que les dernières élections étaient aussi cantonales et pas seulement municipales. C’est pourquoi il a consacré le temps de cette éclipse médiatique à fortifier sa majorité et à fortifier le Mouvement pour la France puisque nous avons vaincu les socialistes en prenant Olonne-sur-Mer aux municipales dans ce département.

Je réalise que devant la ratification parlementaire de la Constitution Européenne rejetée en 2005 par référendum, devant le virage à gauche de Sarkozy illustré par ses ministres socialistes, devant l’ignoble réception de Kadhafi, devant la vulgarisation de la fonction présidentielle, devant toutes ces profondes déceptions vous auriez aimé pouvoir vous raccrocher à cette lumière d’espoir pour la droite et pour la France qu’est le Villièrisme.

 Aujourd’hui je suis en mesure de vous dire que Philippe de Villiers va à nouveau faire entendre sa voix, la voix du Souverainisme et de la volonté populaire.

Sarkozy n’a pas été élu pour la politique qu’il fait. Sa campagne a été un artifice, c’est une évidence pour tous aujourd’hui. Désormais la droite doit se chercher un homme qui soit capable de la mener vers une vraie victoire, une victoire qui soit celle de la France. Cet homme, c’est le seul homme politique de droite qui possède les qualités d’homme d’Etat nécessaire à notre pays et qui ait une réelle ambition pour lui, celle de l’excellence et de la grandeur retrouvée. Philippe de Villiers est cet homme d’action capable de briser le joug de la Commission de Bruxelles et de redonner son indépendance à la France. Il est celui qui fera mordre la poussière à 68 et qui redonnera à la France conscience qu’elle est une lumière du monde.

Nos idées à tous sont majoritaires dans le pays et pour la première fois depuis des décennies, la droite refuse de courber l’échine devant la gauche. Certains se sont légitimement laissés séduire par les apparences patriotes que déployaient Sarkozy. Mais Sarkozy n’a aucune conviction de droite. Sarkozy n’est pas un patriote. C’est lui-même qui l’a avoué à Philippe de Villiers.

En 1999, lors d’un déjeuner entre Villiers et Sarkozy, celui-ci avait dit à Villiers qui venait de le battre aux Européennes :

 

 

Tu as de la chance, Philippe, toi  tu aimes la France , son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m'intéresse qu'à l'avenir...                                                                                                                  

                                                                                                                  Nicolas Sarkozy

Villiers est celui qui va rassembler et reconstruire notre famille politique car si de nombreuses villes et de Collectivités ont été perdues en mars, ce n’est pas par refus de la droite, mais parce que les Français ne veulent plus de cette droite qui promet et ne réalise jamais le renouveau de la Nation. Sarkozy , enfoncé dans ses courbes d’opinions et ses calculs arithmétiques, n’a pas compris l’espoir que sa campagne a soulevé car il ne partage pas cet espoir d’une France debout.

Il s’agissait pour lui d’un moyen. Pour nous, c’est un espoir nécessaire.

Il n’y a pas de limites à la volonté humaine quand elle s’appuie sur le sentiment d’appartenance

                                                                                                                                            Philippe de Villiers

08.05.2008

Le 8 mai

Le 8 mai est toujours une date très émouvante car elle marque la victoire sur un totalitarisme et paradoxalement enfonce des dizaines de millions de gens dans un autre totalitarisme pour presque un demi-siècle. C’est donc plus compliqué de commémorer la victoire des Alliés de 1945 que la victoire de 1918. Il serait indécent de proposer une graduation dans l’horreur et je me suis toujours refusé, appuyé sur la vérité historique, à différencier le totalitarisme nazi et le totalitarisme communiste. Si l’on est cynique on admet le nombre des victimes comme facteur pour évaluer l’un et l’autre mais ce serait oublier que chaque unité en question était un homme, une femme, un enfant et ne sont pas des objets inanimés et ce serait insulter leurs mémoires.

 

C’est donc pour l’ensemble des victimes de cette terrible guerre, pour les victimes de la Shoah comme pour les populations civiles qui payèrent un lourd tribut aux combats, que j’ai participé aux cérémonies patriotiques aujourd’hui à Crépy.

Je me suis souvenu de cette phrase de Jean-François Revel : « L'utopie n'est astreinte à aucune obligation de résultats. Sa seule fonction est de permettre à ses adeptes de condamner ce qui existe au nom de ce qui n'existe pas ».

Oui il nous appartient de tirer les leçons de l’Histoire et le fait que les Anciens Combattants nous quittent ne peut pas être une excuse à l’oubli. La leçon de cette guerre c’est que le courage sauve les vies humaines et que la lâcheté est assassine. Transiger avec l’horreur aujourd’hui c’est se préparer des lendemains difficiles. Ne refaisons pas l’erreur de Munich. Combien de millions de vies se sont jouées à Munich en cette terrible année 1938 ? Personne ne le sait mais dire que des millions d’êtres humains sont virtuellement morts cette année là avant de l’être réellement quelques années plus tard par la faute de politiques lâches est une réalité.

 Lorsque nous traitons avec le totalitarisme, qu’il soit d’idéologie laïque ou religieuse, et que nous commémorons la victoire de 1945, c’est un contre sens. Il faut définitivement sortir du cauchemar meurtrier qui veut que demain soit meilleur qu’aujourd’hui. Demain sera mieux qu’aujourd’hui si nous agissons de manière à ce que ce soit le cas. Pas si on le décide arbitrairement. Cette incapacité à percevoir le réel est au cœur même de la pensée de la gauche. Jacques Lacan disait : « Face au désir la réalité est marginale ». Cette incapacité à voir le réel conduit à des enfermements dogmatiques et au suicide collectif de toute une nation depuis des décennies. Il faut en sortir et je suis heureux que la jeunesse française soit de plus en plus nombreuse à briser le conditionnement que la gauche à mis en place dans le système éducatif, ce qui étouffe la contestation de la pensée unique. Aujourd’hui le vent de la liberté se lève.

 Vive la France  !

07.05.2008

La main dans le sac

En ouvrant ce blog j’ai affirmé ma volonté de chercher à mettre en lumière les déclarations récentes des politiques par d’autres déclarations d’autres politiques. Je l’ai déjà fait.

Aujourd’hui je veux vous faire partager le témoignage de deux élus du Conseil Municipal de Crépy-en-Valois sur la question du clientélisme et du copinage en politique.

Florence Harmant (Verts) est la première à s’exprimer. En effet, dans le journal de la ville de Juillet/Août 2005 Mme Harmant écrivait, suite aux critiques de Pierre Praddaude pointant le fait que les subventions du Conseil Général ont oublié le chemin de Crépy-en-Valois depuis que les socialistes le gèrent, « Dire qu’il faut avoir sa carte au PS pour toucher des subventions, cela relève, il nous semble, de la diffamation pure et simple. Nous attendons par conséquent officiellement les preuves de ce qui a été avancé par monsieur Praddaude lors de la dernière séance du Conseil municipal ». C’était une déclaration de 2005.

Jérôme Furet (PS) déclare lui en 2007, sur son blog, alors qu’il n’était pas encore élu à Crépy, je le cite, « Mes relations amicales avec le président du conseil général de l’Oise Yves Rome et le président de la région Picardie Claude Gewerc sont de véritables atouts pour obtenir des aides qui font cruellement défaut à Crépy-en-Valois ». Rappelons que Florence Harmant voyait dans le propos de Pierre Praddaude « le pire des insinuations à savoir une politique clientéliste depuis le basculement du Conseil Général à gauche ».

Aldous Huxley avait coutume de dire : « Les faits ne cessent pas d'exister parce qu'on les ignore ».

11.04.2008

La réponse vient de l'Aisne

  Pour la première note de ce blog, j’ai choisis de mettre en pratique ce que je me proposais de réaliser dans le billet de présentation, c'est-à-dire scruter le passé politique pour y chercher une lumière peut être plus vive, en tout cas différente, afin d’éclairer les actions des politiques aujourd’hui.

Les semaines passées ont vus se dérouler en France les élections municipales et cantonales. A Crépy-en-Valois il y avait une liste de gauche et une liste de droite, chose bien naturelle dans une démocratie. Pourtant une seule et même élection peut signifier des choses différentes selon l’acteur politique qui l’envisage. Ainsi la gauche crépynoise avait appelé très explicitement et publiquement à sanctionner Nicolas Sarkozy en votant pour elle, selon une logique assez déroutante confondant l’Etat et la Commune. Naturellement surpris par le propos, j’étais bien sur attentif à une éventuelle explication ou justification de cette singularité improbable. Elle ne vint pas et on peut lancer l’hypothèse qu’elle ne serait jamais venue si un homme n’avait eu le courage de la formuler.

 

Cet homme est un membre du Parlement, député apparenté-PS de la Première Circonscription de l’Aisne et il se nomme René Dosière. Je le cite :

 

« Vingt cinq ans de décentralisations n'ont pas modifiés la vision politique de la vie locale. Pour la gauche l'enjeu consiste à sanctionner la politique du gouvernement, cette nationalisation du débat local, quand on a été acteur de la décentralisation, ne constitue pas un progrès démocratique »

                                     Le Courrier Picard, Mars 2008

                                              

     Le député apparenté-PS nous livre là une idée intéressante : la gauche envisagerait l’ensemble des élections locales comme des sanctions au gouvernement de la France. L’idée est dérangeante car elle voudrait dire que la gauche fait de la politique au rabais, sans aucun projet, et qu’elle doit ses victoires, quand victoire il y a, à un mécontentement et non à une adhésion. Un vote protestataire et stérile en somme. Une idée dérangeante donc car la démocratie vaut mieux, les Français méritent mieux que ces procédés. Mais la justesse de l’analyse du député Dosière étreint le citoyen qui regarde la vie politique de ces dernières années et se souvient des Régionales de 2004 et s’interroge sur les Municipales et Cantonales 2008.