16.07.2009

Travail du Dimanche

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Après s’être exprimés à la tribune de l’Assemblée Nationale et avoir déposés des amendements pour défendre le repos dominical, Véronique BESSE et Dominique SOUCHET ont voté aujourd’hui contre la proposition de la loi de Richard Maillé visant à étendre le travail du dimanche et dénoncent le recul social, économique et culturel que constitue le texte. 

On a pris les choses à l’envers. Pour régulariser quelques situations extrêmes où certains grands distributeurs s’étaient volontairement mis hors la loi, on pose un principe d’extension indéfini du travail dominical. 

La généralisation du travail le dimanche est un recul social. La garantie du volontariat est absolument illusoire. Il est évident que seront prioritairement embauchés les salariés qui renonceront à leur dimanche, au détriment de la vie de famille. Le statut de « chômeur de semaine / travailleur du dimanche » ne fera que maintenir la paupérisation des jeunes et des travailleurs les moins qualifiés. Ce n’est en aucun cas une réponse crédible à la crise économique, ni un mode de vie décent à proposer. 

La généralisation du travail le dimanche est un recul économique. Il favorise les grandes enseignes qui, hors commerce alimentaire, vendent à 80% des produits asiatiques. Dans le même temps, il met en difficulté les commerces de proximité qui vendent essentiellement des produits de fabrication française et européenne. L’ouverture des magasins le dimanche ne fera donc qu’accroître les délocalisations et le déficit du commerce extérieur. 

Enfin, la généralisation du travail le dimanche est un recul culturel. L’abandon de la notion de jour de repos commun est une atteinte grave à la vie familiale et associative. C’est un recul sans précédent en termes de qualité de vie. Le repos dominical constituait pour notre société un marqueur culturel essentiel. Sa remise en cause fragilise notre cohésion sociale et propose aux Français une régression vers un horizon purement matérialiste. 

15.07.2009

Fin de bail à l'Elysée : 2012

317 voitures incendiées ! Soirée normale. Chaque nuit de l'année des dizaines de véhicules de particuliers sont détruits. Il faut y ajouter des bâtiments publics lors d'émeutes plus importantes ( Mairies, Bibliothèques, Ecoles, etc...).

Nicolas Sarkozy est président depuis deux ans, s'est fait élire sur le retour de la Sécurité Publique en France avec son poste de Ministre de l'Intérieur. Les journalistes des grands médias parisiens s'interrogent sur une nouvelle candidature en 2012. C'est vrai qu'il aurait tort de ne pas croire en ses chances.

 Il a bien "liquidé mai 68" comme son admiration et ses poignées de mains ultra-chaleureuses avec un ancien jeune bien connu le montrent.

 Il s'est bien défait de toute cette soi-disant Culture languienne, véritable crime contre la Culture en France, en épousant une bobo gauchiste dont la famille parle pour des terroristes.

Il combat bien le terrorisme en favorisant les organisations qui sont ses vitrines politiques. Il interdit bien les marques de son expansion comme la burqa en instituant une vague commission pour ne pas légiférer. Il met en avant les valeurs des Français qui l'ont fait président en prenant un Miterrand et en faisant travailler pour lui la gauche.

 Oui, vraiment, Nicolas Sarkozy aurait tort de ne pas se présenter en 2012...

C'est le vieux pari de Giscard. Gagner au centre-gauche. Ou perdre...comme Giscard...

04.07.2009

Villiers refuse la fermeture de SKF

Philippe de Villiers (MPF), président du conseil général de Vendée, a interrompu vendredi matin à Fontenay-le-Comte le CE de l'usine SKF, que le groupe suédois veut fermer, pour réclamer un rendez-vous avec le patron du groupe, a constaté un correspondant de l'AFP.

Accompagné d'une vingtaine d'élus, M. de Villiers a été accueilli dans l'entreprise par une haie d'honneurs de salariés et s'est imposé dans la salle où se réunissait le comité d'entreprise, provoquant son interruption pour "intrusion". Syndicats et politiques ont réclamé au Pdg du groupe SKF un rendez-vous sur le site avec une délégation des syndicats et des politiques et, "lorsque l'on aura ce rendez-vous, on pourra reprendre le CE", a déclaré Claude Migné (CGT).

M. de Villiers a menacé de faire démissionner l'ensemble des élus du Conseil général s'il n'obtenait pas cette rencontre avec Tom Johnstone, le Pdg du groupe SKF, leader mondial des roulements à billes qui a confirmé la fermeture du site vendéen où travaillent 340 salariés. "Nous sommes venus interrompre le CE, nous ne sommes pas venus faire dans la dentelle, nous allons multiplier les actions tant que M. Johnstone ne sera pas venu nous voir", a déclaré Philippe de Villiers dans la salle du comité d'entreprise tandis que 150 salariés étaient réunis à l'extérieur du bâtiment. Le président du MPF avait annoncé samedi, à l'occasion d'une manifestation de 2.000 personnes rassemblant des élus de tous bords sur le site, son intention de "polluer l'image" de SKF en achetant des pages dans les journaux économiques pour y dénoncer la politique du groupe suédois qui l'amène à fermer un site alors qu'il réalise "des millions de bénéfice".

A l'initiative du Conseil général de Vendée, le quotidien économique Les Échos publie vendredi une pleine page de publicité consacrée à la situation du site SKF de Fontenay et le même texte doit être publié dans le quotidien Le Monde daté de samedi.

M. de Villiers, sous la forme d'une lettre adressée à Tom Johnstone, y justifie son "refus de la délocalisation de SKF", une décision selon lui "inhumaine et immorale" et réclame une rencontre avec le Pdg.

SKF a annoncé mardi la fermeture de son usine en Vendée dans le cadre d'un nouveau plan de 900 suppressions d'emplois dans le monde.

01.07.2009

Stendhal

Etant dans une opposition constructive envers la Majorité, mais dans une opposition tout de même, il ne sera pas dans mon propos de la défendre contre la gauche et l’extrême-gauche comme je le faisais depuis un an.

 

Nonobstant ce rappel nécessaire, il faut compléter de quelques remarques le document que le groupe « Crépy Autrement » publie.

 

Le nom d’abord. « Contact ».L’ensemble des commentateurs de la vie publique s’évertuent à pointer le fait que la gauche est totalement déconnectée des réalités de notre monde, analyse qui s’appuie sur le vote régulier des Français ( 1993, 1995, 1997, 2002, 2005, 2007, 2009 ).

 

Sur le financement de cette publication ensuite. Jérôme Furet parle des indemnités des élus de la gauche et de l’extrême-gauche. Certes. Si nous ne savions pas que la fédération socialiste de l’Oise, dont Jérôme Furet est trésorier adjoint, est en faillite, nous pourrions penser à un petit coup de pouce de ce côté-là.

 

Voilà pour la forme. En ce qui concerne le fonds, nous remarquons plusieurs choses.

 

Jérôme Furet fustige la hausse des impôts, douloureuse mais nécessaire, en feignant de ne pas savoir, alors qu’il est Directeur de Cabinet de la Mairie de Chambly depuis 1995, que la masse salariale de la Ville augmente de façon autonome, sans créer de nouveaux postes. C’est une conséquence naturelle du déroulement des carrières des agents.

 

Sur l’augmentation des impôts locaux, il faut encore dire que le PS, où Jérôme Furet est carté depuis plus de vingt ans, est responsable en Picardie et dans l’Oise de l’explosion de la fiscalité, notamment depuis 2004. Il me semble un peu obscène de brûler à la Ville ce que l’on adore au Département ou à la Région.

 

Sur la fermeture de Sodimatex c’est un paradoxe. On se demande bien qui sont les rédacteurs des différents sujets car entre la gauche libérale, participante active à la mondialisation qui frappe nos entreprises, et l’extrême-gauche communiste, il n’y a rien. C’est une opposition à l’intérieur de l’opposition.

 

Sur l’encadré évoquant la démission de Pierre Praddaude et la lettre d’Arnaud Foubert rendue publique, il faut savoir que cette lettre est parvenue de manière anonyme à la presse locale. Chaque conseiller majoritaire en possédait une copie. Mais des passerelles existent entre l’opposition et la majorité. Alors comment un exemplaire est arrivé dans les différentes rédactions ? Mystère.

 

Sur les brèves de cette publication, il faut pointer la démarche un peu particulière de Jérôme Furet qui voudrait bien s’emparer de l’électorat qui s’était porté sur Jean-Michel Sinet aux municipales, cela tout en continuant ses amitiés coupables avec l’extrême-gauche. Cela a-t-il un sens quand les communistes proposent d’assommer les commerçants du centre-ville en augmentant de manière très importante la taxe professionnelle ?

 

Dans une autre brève, Jérôme Furet expose qu’Arnaud Foubert interdit tout débat au Conseil Municipal. C’est faux. Rien n’est interdit. C’est simplement que pour monsieur Foubert, je cite, « on n’est pas en Conseil pour débattre, ça on le fait en Commission ». Il n’y a donc pas d’interdiction formelle, Arnaud Foubert se contente de regarder ailleurs ou de couper les micros lorsque les opposants veulent s’opposer.

A noter que si la critique de Jérôme Furet n’est pas à rejeter entièrement, il est lui-même Directeur de Cabinet d’une ville de 10.000 habitants, Chambly, où il n’y a aucune opposition au Conseil Municipal puisqu’il n’y avait qu’une liste sortante qui se représentait. Je vous laisse imaginer ce que cela traduit en terme d’atmosphère dans une ville quand, sur 10.000 citoyens, il n’y en a pas 33 qui osent se dresser contre le Maire…

 

Enfin, sur les deux brèves que Jérôme Furet me consacre dans cette publication, il me faut le remercier pour cette citation de Diderot et lui retourner l’amabilité en lui proposant cette citation d’Aldous Huxley « L'expérience, ce n'est pas ce qui arrive à quelqu'un, c'est ce que quelqu'un fait avec ce qui lui arrive ».

18.06.2009

Du Gaullisme

Etre gaulliste aujourd'hui ? Cela à t-il encore un sens ? Le général de Gaulle voulait il laisser une famille politique derrière lui ?

Ce sont des questions qui se posent en ce 18 juin. Etant gaulliste, ma pensée ne sera pas neutre.

Oui, je crois que le gaullisme est foncièrement actuel. Les ravages du libéralisme outrancier le montrent. De Gaulle serait outré de voir Sarkozy se réclamer de lui en allant à Colombey lors des campagnes électorales. D'ailleurs, l'UMP n'est pas un parti gaulliste, aucune référence à lui dans ses statuts. A la différence du RPR, qui ne l'était pourtant pas plus cependant.

La protection de nos emplois, notre industrie, nos entreprises, nos capacités d'exporter plus que d'importer et une certaine idée de la France à l'extérieur. Le social et la grandeur. Voilà, pour moi, le sens du gaullisme que nous devons porter.

Je ne suis pas certain, étant donné son parcours politique, qu'il voulait laisser une famille mais elle est là ! C'est donc à nous de proposer aux Français de retrouver le destin de la France, de renouer avec le souffle de notre peuple. Il serait tellement facile, tellement simple de tout remettre en ordre. Il suffit de presque rien pour tout sauver et aller de l'avant. Les Français le comprendront un jour. Ce peuple n'a pas terminé de surprendre ses ennemis, y compris quand il s'agit de ses élites.