06.09.2009
Rentrée politique
La rentrée politique est riche cette année, échéance électorale importante oblige.
Si ceux qui connaissent la politique savent que la représentation de la vie publique selon un spectre gauche-centre-droite est une commodité pratique qui sert essentiellement lorsque les principaux acteurs ont d’accords sur tout, il faut reconnaître qu’il se passe des choses intéressantes ces dernières semaines.
Les Verts, instrumentalisés par Nicolas Sarkozy, veulent la peau du PS avec la certitude arrogante du nouveau parvenu persuadé que tout doit lui céder. Julien Sorel pour tout dire.
François Bayrou, sous l’influence de son mauvais génie Sarnez, se retrouve dans des eaux étrangères à sa culture politique où il essaye de moderniser la vie politique avec l’aide de…Robert Hue et Marc Cohn-Bendit ! Avec un tel équipage de jeunesse et de dynamisme, son succès est certain.
Pour les socialistes, c’est triste. C’est tellement risible que c’est presque sympathique. Depuis des années ils fustigent un supposé « repli sur soi » des Français avec l’accusation haineuse de racisme à la bouche. C’est triste d’observer le retour à la poussière de ce gros cadavre gonflé, car c’est bien de cela qu’il s’agit quand Aubry lance du « camarade » à tout va et sort de sa tombe le programme du PS d’il y a…douze ans ! Ah oui, ce « repli sur soi » des socialistes est bien triste. Un homme dont j'ai oublié le nom m’a dit un jour qu’à partir d’un certain âge on préfère nier l’évidence plutôt que de remettre en cause ses certitudes. C'était vrai.
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05.09.2009
Menaces ou réformes ?
Le chef de la diplomatie turque met en garde les pays européens qui refusent l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne.
Selon le ministre issu du gouvernement islamiste de Recep Erdogan, M. Davutoglu, la Turquie a accompli des réformes "impensables il y a encore quelques années".
Il cite la liberté religieuse ( dans un pays où les pogroms anti-chrétiens jalonnent l'Histoire et où des prêtres sont assassinés dans les rues ), la liberté d'expression ( dans un pays où le Prix Nobel de Littérature Orhan Pamuk est traîné en Justice par les autorités publiques pour avoir demandé pardon aux Arméniens pour le génocide au nom du peuple turc, "insulte délibérée à l'identité turque" selon le ministère public ), l'abolition de la peine de mort ( dans un pays qui compte parmi ceux où sont recensés le plus de meurtres ritualisés de jeunes filles au monde ), l'autorisation d'émission de radios en kurde ( dans un pays où l'armée assure le contrôle des zones kurdes du sud-est par la terreur ).
Le diplomate islamiste continue, " les voix négatives que nous entendons toujours de la part de certains pays de l'UE répandent le doute parmi nos concitoyens et nuisent à nos efforts pour poursuivre les réformes ".
Voilà qui ressemble à s'y méprendre à une menace...
Plutôt que les pseudos-réformes des islamistes, nous pouvons prendre la Turquie à son propre piège et exiger, compte tenu de sa bonne volonté, de ne plus subventionner les Universités d'Etat qui enseignent le négationnisme, de demander pardon à la République d'Arménie et au peuple arménien pour le génocide, de prendre en charge la restauration des camps de concentrations turcs de Syrie afin d'en faire des Mémorials, d'évacuer sous trois semaines ses troupes d'occupations de la partie nord de l'Etat chypriote et de procéder au démantèlement de ses infrastructures militaires, de verser une somme dont le montant devra être établit par une commission de l'ONU pour les destructions irréversibles perpétrées sur le patrimoine historique et culturel de la zone occupée, d'engager des négociations avec le peuple kurde afin de lui accorder son autonomie, de lutter contre le racisme en accordant la citoyenneté aux millions de chiites Alévis.
Voilà quelques réformes basiques qui nous convaincraient vraiment que la Turquie tourne le dos aux fous qui forment son gouvernement actuel.
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16.08.2009
Ingérence de Bruxelles
Une fois de plus, la commission européenne s'immisce dans les affaires intérieures de la France. Ainsi, elle reproche au gouvernement l'octroi d'aides publiques aux producteurs de fruits et légumes entre 1992 et 2002. Bruxelles réclame à ce titre près de 500 millions d'euros à Paris.
Soucieux de ne pas déplaire aux commissaires européens, Bruno Le Maire, nouveau ministre de l'agriculture – il a remplacé Michel Barnier à ce poste – s'est empressé de se tourner vers la filière maraîchère pour lui réclamer une somme pourtant accordée sans condition.
Ce sont donc des producteurs à la tête d'exploitations parfois fragilisées par la situation économique du pays qui seront pénalisés par une charge supplémentaire non négligeable totalement inattendue.
Une fois de plus, un ministre du gouvernement français oublie de défendre ses compatriotes pour mieux se plier aux exigences de Bruxelles.
Le fondement de celles-ci est pourtant contestable : il est reproché à Paris d'avoir faussé la concurrence. N'est-ce pas cette fois Bruxelles qui, en affaiblissant des producteurs qui ne peuvent en aucun cas être tenus pour responsables de la situation, va fausser la concurrence ? Mais de cela, M. Le Maire semble ne pas soucier.
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31.07.2009
Immunisation
Le principe de la vaccination est le suivant : exposer un organisme à un agent pathogène afin de déclencher la réaction du système immunitaire.
C'est aussi le principe du Sarkozysme. Raconter une histoire, c'est le story-telling, est la base de la technique Sarkozy. Une carte électorale et un remaniement difficile ? Réponse simple, petit malaise.
Les manifestations de l'automne, dans ce pays dont nos voisins disent que les vacances de l'été séparent les manifestations du printemps de celles de l'automne, plus le déficit qui se creuse et dont le FMI affirme qu'il sera de 95% du PIB dans 5 ans ? Facile, une grippe "A" pour terroriser les citoyens sans formations médicales.
Raisonnement qui semble intéressant, et il y en a pour se féliciter de cette stratégie. C'est sot. Cela oblitère trop la seconde partie de la vaccination : le développement de l'accoutumance. Le produit ne fait plus effet après un certain temps. L'organisme est immunisé. Mithridate, roi du Pont, buvait de petites quantités de poisons régulièrement pour s'immuniser contre une tentative d'empoisonnement. Son objectif fut pleinement atteint : refusant d'être pris par les Romains, il but le poison mais sans succès. Un de ses soldats gaulois le tua donc d'un coup de glaive.
L'analyse politique est la suivante : Nicolas Sarkozy n'est Président de la République qu'en raison de ses promesses sur le retour de la Sécurité publique et de valeurs républicaines. Sur la promesse d'ouvrir une nouvelle ère, d'échapper à la chappe de plomb que la gauche faisait peser sur le pays.
Ne réalisant pas ses promesses, Sarkozy a perdu la confiance des Français. Le parti du président, perdant les municipales et les européennes ( malgré le faux-semblant du mode de scrutin à un tour ), accumule les défaites. Ce n'est pas la droite qui est en cause, les Français veulent plus de droite mais une vraie droite, qui agisse, travaille dans l'intérêt de la France et de ses citoyens. Sans collaboration avec les islamistes.
Nicolas Sarkozy apprtient déjà à l'Histoire, mais il ne le comprendra vraiment qu'en 2012. Il est un fait observé communément dans l'Histoire, le pouvoir regarde comme naturel la configuration où il l'exerce et n'imagine pas le perdre, de sorte que lorsque cela arrive il est toujours étonné.
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17.07.2009
Les deniers publics
Le PS marseillais dans le viseur de la justice. En cause : des subventions accordées à de vraies-fausses associations de gauche. Clientélisme ? Achat d’électeurs ?
Roland Balalas est un homme bavard. Trop, sans doute, pour certains socialistes marseillais. Ceux-ci se seraient bien passé des confidences à la justice de ce fonctionnaire territorial, secrétaire général du groupe PS à la région et assistant parlementaire de la député Sylvie Andrieux. Car ses déclarations devant la justice ont permis de mettre au jour un vaste réseau de détournement de fonds par le biais d’associations fictives destinées à garantir le vote des cités.L’instruction est menée par l’opiniâtre juge Franck Landou, qui va de surprise en surprise, démêlant un ingénieux système de vampirisation de fonds publics aux relents clientélistes.
Comme très souvent dans ce genre de dossier, un signalement de Tracfin, la cellule de lutte contre le blanchiment d’argent, est venu semer le trouble.En cause : un système qui aurait jusqu’ici permis à la gauche d’asseoir son pouvoir sur les “fameux”quartiers nord de Marseille. Depuis des années, l’argent public aurait servi à contrôler les cités sensibles à travers une noria d’associations plus ou moins factices, sans autre objet réel que de “pomper” des subventions.Ce n’est pas Michel Pezet, avocat de l’un des protagonistes du dossier, qui démentira. Ancien président PS du conseil régional de Paca dans les années 1980, il connaît l’institution et ses pièges sur le bout des doigts. À l’époque, il avait refusé tout lien avec ce tissu associatif grand dévoreur de subventions : « Ce système, accuse-t-il, a depuis été mis en place pour des raisons politiques. »
Il aura fallu 14 mises en examen et une plongée dans les eaux troubles de la gauche marseillaise pour comprendre comment des subventions d’un total de 700 000 euros sont parties dans les poches d’individus peu regardants sur les deniers publics.
Accusée numéro un, la bouillante Sylvie Andrieux,omniprésente député socialiste des quartiers nord. Elle se mure,pour l’heure, dans un silence qui alimente toutes les suspicions. Alors, la parole est à ses accusateurs, Roland Balalas en tête.
Au parti socialiste, le grand déballage a commencé
Lors de son interrogatoire, celui-ci a chargé sans vergogne la fille de Louis Andrieux,un ex-baron du defferrisme : « Mme Andrieux utilise sans discernement les fonds publics, sans se soucier de ce qu’il y a derrière, juste pour sauvegarder ses intérêts électoraux et politiques », affirme-t-il notamment.
L’issue de ce grand déballage semble inéluctable : pour la député, une mise en examen se profile. Du côté du parquet, on y met les formes, en se conten- tant d’affirmer que l’intéressée « devrait être logiquement amenée à s’expliquer sur cette affaire ».
Au bout du compte, une vingtaine d’associations auraient bénéficié de la manne du conseil régional. Dans des quartiers comme Les Cèdres,Font-Vert ou Les Flamants, le vote PS aurait eu un prix : ici une Mercedes, là un réfrigérateur, de l’électroménager… Aucun cadeau n’était trop beau pour s’attacher les services des “maîtres”des cités. Toute l’enquête se dirige désormais vers le cabinet du président PS du conseil régional (et ancien garde des Sceaux), Michel Vauzelle, accusé d’avoir avalisé ces pratiques douteuses.
Plusieurs de ses proches figurent déjà dans le collimateur de la Justice.Franck Dumontel le premier. Ex-directeur de cabinet de Vauzelle, il a depuis été opportunément muté à la communauté urbaine de Marseille. Le juge Landou l’a mis en examen pour “complicité de détournement de fonds publics”. Visé lui aussi : l’ex-directeur général des services de Vauzelle, Jules Nyssen.Occupant dorénavant les fonctions de directeur général des services de la ville de Montpellier, ce dernier a immédiatement contre-attaqué en fournissant à la justice une série de notes adressées à la présidence du conseil régional. Lesquelles notes alertaient, selon lui,Michel Vauzelle des dérapages constatés dans l’attribution des fameuses subventions et de l’existence de plusieurs faux.
Informé, le président du conseil régional est-il passé outre ? C’est désormais la question qui taraude le microcosme marseillais.Avec en toile de fond une possible convocation de Vauzelle devant le juge Landou en qualité de témoin assisté. Prudent, le hiérarque socialiste, proche de l’aile gauche du parti, a pris ses distances avec Sylvie Andrieux, en lui retirant sa délégation à la politique de la ville. Dans le même temps,le conseil régional se constituait partie civile.
Mais l’histoire ne semble pas se limiter au cas de Sylvie Andrieux. À travers Franck Dumontel, l’excollaborateur de Vauzelle, c’est aussi une autre élue PS, son épouse, qui se retrouve sur la sellette : Samia Ghali, sénatrice et vice-présidente du conseil régional déléguée aux sports et à la… vie associative. Auditionné le 3 juin, le si bavard Balalas n’a pas hésité à affirmer que Samia Ghali disposait de « son propre circuit ». La très grande proximité de celle-ci avec le président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, préfigure-t-elle d’autres développements dans cette affaire ? Après le conseil régional, la piste du conseil général ?
Du côté du département, on se veut serein.Même si plusieurs demandes de subventions concernent des associations mises en causes par les investigations judiciaires… Pour l’heure, cependant, seuls 26 996 euros ont été versés par les services de Guérini sur 1,12 million d’euros réclamés. « Le département n’a pas versé d’argent à de fausses associations », maintient l’avocat du conseil général,Me Marc-Michel Le Roux – se démarquant ainsi des pratiques de la région.
Les mécanismes de contrôle auraient ici correctement fonctionné. Les services du département sont, par exemple, restés insensibles devant la demande de 210 000 euros déposée par l’association Synergie pour réussir, afin d’acquérir des véhicules et du matériel roulant… Idem pour les 122 000 euros réclamés par l’association des commerçants de la cité Font-Vert. Ils n’ont pas davantage acquiescé aux 145 000 euros demandés par Nouvelle Vague, dont le président d’honneur est Zinedine Zidane. Il s’agissait, là encore, d’achat de véhicules et d’un studio d’enregistrement…
Cette dernière association est une structure complexe, ce qui pourrait donner une autre tournure à l’enquête menée par le juge Landou. Car audelà des coquilles vides et des fausses factures, c’est en effet tout le système d’octroi des subventions à Marseille qui soulève des interrogations. Si l’on achète le vote des cités, c’est aussi la paix sociale qui préoccupe les élus locaux. Et la paix, elle aussi, semble avoir un prix.
10:29 Publié dans Vie publique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


