08.09.2009

Taxe carbone : la bonne variable

La taxe carbone est le débat du moment.

 

Il y a aujourd’hui l’unanimité parmi les familles politiques pour prendre des mesures qui préservent notre environnement. Dans un article de l’année dernière, j’ai exposé les réalisations que nous, souverainistes, avons déjà à notre actif et quelques exemples de nos positions sur des sujets comme le nucléaire ou les OGM.

 

Le développement durable est un concept très intéressant que j’ai moi-même étudié à travers ses origines.

 

C’est, pour aller vite, un développement qui vise à assurer aux générations futures leurs propres besoins. C’est donc un concept qui se projette dans le temps. Il faut le dire, au-delà des clivages, c’est une idée séduisante. A fortiori quand de nombreuses générations de Français, dont la mienne, se disent, en examinant la chronologie des budgets nationaux déficitaires, que les générations présentes furent particulièrement gaspilleuses et égoïstes.

 

Mais le développement durable produit, à mon sens, des solutions non-pertinentes actuellement parce qu’il laisse de côté une variable essentielle : la population humaine.

 

En 1910, la population mondiale était estimée à 1,750 milliards d’habitants, en 2005 elle était de 6,5 milliards. En 2030, suivant les prévisions où aucun évènement important ne viendrait changer la donne, la population mondiale sera de 8 milliards.

 

Il est illusoire de penser que ces chiffres sont viables. Il faut être responsable et savoir le dire. Nous allons à la catastrophe avec cet accroissement de la population du monde. C’est un état de sur-peuplement qui pose évidemment la question de l’eau, de l’énergie, des affrontements géopolitiques.

 

Ce siècle ne sera pas linéaire, les projections à une distance de dix ou vingt ans ont le tort d’hypothéquer l’avenir.

 

16.08.2008

Tricastin

Les problèmes concernant le site nucléaire du Tricastin dans le Vaucluse sont pris très au sérieux par la Maire de Bollène, Marie-Claude Bompard (MPF) qui a demandé en référé devant le Tribunal de grande instance de Carpentras, la nomination d’un expert en santé publique et environnement dans le but d’effectuer une procédure d’expertise neutre et contradictoire sur les incidents du mois dernier.

 

La Maire de Bollène, par ailleurs Conseillère générale du Vaucluse, est très attentive aux atteintes à l’environnement et souhaite définir les risques et déterminer les responsabilités de cette manière.

 

 

J’ai déjà eu l’occasion de dire que le Mouvement Pour la France accorde porte une grande attention au Développement Durable et les mesures suivantes faisaient partie du programme de Philippe de Villiers. Son engagement personnel au service de l’Environnement est connu par tous. A titre personnel je porte également un grand intérêt à cette question.

 

 

-         Instaurer un moratoire sur l’EPR (réacteur pressurisé européen) tant que la question des déchets nucléaires n’est pas réglée.

 

-         Créer une dynamique en mettant en œuvre une fiscalité écologique susceptible de donner un signal fort et stable à destination du monde économique et des ménages qui accompagnera dans la durée les avancées technologiques nécessaires au développement des énergies renouvelables. Il faut mettre fin à la dissociation entre croissance et respect de l’environnement en multipliant les dégrèvements fiscaux pour les investissements en faveur de l’environnement

 

 

-         Remettre en cause les autorisations de commercialisation d’OGM accordées par l’Europe de Bruxelles. Les Français, qui sont hostiles aux OGM à plus de 80%, ont le droit de refuser leur commercialisation sur le territoire national.

 

 

-         Améliorer la traçabilité des aliments. A l’heure actuelle, l’étiquetage des produits génétiquement modifiés n’est pas obligatoire pour les ingrédients et aliment où un OGM est présent fortuitement et dans des proportions ne dépassant pas 0,9 %. Et les produits animaux ou provenant d’animaux nourris avec des OGM (viande, lait, œufs, beurre, crème, biscuits, plats préparés ou encore aliments pour bébé) sont exemptés de l’étiquetage. Or, 80% des OGM entrent dans la chaîne alimentaire par le biais de l’alimentation animale, sans que les consommateurs en soient informés.

 

 

-         Développer le transport fluvial, qui est très peu polluant mais qui reste encore trop peu utilisé en développant des voies à grand gabarit et en développant les liaisons entre les différents réseaux.

 

 

-         Créer dans chaque département, à l’image de la politique menée par Philippe de Villiers en Vendée, une Ecole Départementale du Patrimoine Naturel qui apprendra aux jeunes à apprécier et à protéger leur environnement

 

-         Sensibiliser les jeunes au respect de l’environnement en enseignant les petits gestes quotidiens. Quelle que soit la filière, les jeunes recevront, du primaire à la classe de terminale, une heure hebdomadaire d’enseignement des gestes qui permettent de sauver la planète de la pollution et des dérèglements climatiques. L’environnement, c’est d’abord une éducation

 

 

17.05.2008

OGM

Depuis l’origine, Philippe de Villiers a fait du Mouvement Pour la France un parti soucieux du développement durable. C’est un sujet qui m’intéresse très fortement et la polémique actuelle sur les OGM au Parlement m’interpelle.

 

Directement impliqué par le naufrage de l’Erika, la Vendée s’est portée partie civile dans le procès des victimes de la marée noire contre Total. Philippe de Villiers lui-même n’avait pas craint de se joindre aux équipes qui nettoyaient les plages sinistrées.

 

En 2004 il signe un réquisitoire contre Bayer et BASF dans l’affaire du Gaucho et du Régent « Quand les abeilles meurent, les jours de l’homme sont comptés » en empruntant à Albert Einstein sa fameuse formule où celui-ci indique que l’abeille est le vecteur de pollinisation de l’agriculture, mais aussi de plusieurs milliers d’espèces végétales nécessaires à la faune sauvage et au maintien de la biodiversité. Le livre se vend à plus de 100.000 exemplaires. Les soutiens affluent de toute la France et viennent corroborer ses dires. Les choses bougent ! Le 23 février 2004 Bayer est mis en examen par un juge de Saint-Gaudens suite à un dépôt de plainte des apiculteurs de Haute-Garonne et du Gers. Le Régent est interdit à la commercialisation. Pourtant les stocks pourront être vendus. C’est donc en 2005 que les effets de l’arrêt de la vente du Régent pourront se mesurer. Ils ne se font pas attendre : les abeilles recommencent à se multiplier ! Il reçoit alors le soutien de ceux qui l’attaquent ordinairement et le site Grainvert, proche de la Confédération Paysanne de José Bové, l’assure de son « Total soutien ! ». Le 28 avril 2006, le Conseil d’Etat rejette le recours formé par BASF pour obtenir l’annulation du décret de 2004 interdisant l’usage du Régent.

 

Engagé pour la préservation de notre qualité de vie et notre environnement, Philippe de Villiers ne cache pas ses doutes à propos de la filière nucléaire. Non pas tant sur la production de l’énergie elle-même d’ailleurs que sur la production des déchets dont il n’est pas loin de penser qu’elle obère la filière dans son ensemble. Se fondant sur la durée de vie des déchets, 24.000 ans pour ceux que nous enfouissons, et la désagrégation de la mémoire collective que l’on perçoit parmi les jeunes générations, il s’interroge sur la planète minée par ces bombes à retardements que nous allons transmettre.

  

Après avoir fait le diagnostique, il faut agir. Et le président du Mouvement Pour la France agit vite et bien ! Entre 1990 et 2005 il a planté pas moins de 5 millions d’arbres en Vendée au terme d’une politique coordonnée avec les communes. Quatre mille kilomètres de nouvelles haies ont vu le jour et plus de mille hectares de bosquets ont surgi de terre. Il a créé 85 « espaces naturels protégés » en quinze ans regroupant plus de deux mille hectares de marais, d’étangs ou de rivières, de bois ou de forêts, pour la conservation de la flore et de la faune.

 

C’est dans le cadre de cette politique du développement durable que Philippe de Villiers vient de présenter un plan « Vendée sans OGM » qui prévoit de mettre en place un contrôle scientifique et des aides importantes en faveur de l’agriculture biologique dont les surfaces devraient doubler en cinq ans. Un label « sans OGM » sera créé et pourra figurer sur le produit si le producteur le souhaite après examen de la commission de labellisation. Par ailleurs le Conseil Général de Vendée versera une aide supérieure à celle de l’Etat aux producteurs qui feront le choix du bio avec pour objectif de compter 23.000 hectares de « bio » dans cinq ans. Philippe de Villiers reconnaît par ailleurs que le projet de loi sur les OGM comporte des avancées, mais n’apporte pas suffisamment de garanties, notamment en avalisant la culture OGM en plein champ.