03.10.2009
Sacro-saint
L'Irlande RE-vote ce soir sur le traité de Lisbonne. Ce qui est scandaleux car le premier référendum, rejetant l'année dernière, n'a pas été déclaré invalide, c'est simplement que le résultat est contraire à celui que veulent les technocrates. On se croirait dans un livre de Kafka. Un sentiment que l'Europe est une machine, une dictature qui démolit plus ou moins insidieusement tout ce qui s'oppose à elle. Le vote des Français, des Néerlandais, des Irlandais, des Italiens et des Espagnols s'ils avaient votés comme le disent les sondages.
Brecht nous dit " le peuple se révolte ? Dissolvez le peuple ". Le fait même de voter à nouveau est terrible pour la démocratie.
L'année dernière je me souviens qu'un fédéraliste UMP ( ce parti compte aussi des souverainistes ) m'avait dit lors de la victoire du référendum irlandais " Bravo, mais tu sais il doit déjà y avoir un plan B..."
Et bien nous aussi nous avons un plan B en cas de besoin. Et une stratégie. Vaclav Klaus, président de la République Tchèque, doit retarder au maximum sa signature sur le traité de Lisbonne afin d'attendre la victoire de la droite anglaise, avec notre ami David Cameron qui est le chef des Tories, au printemps prochain selon les sondages. Cameron alors premier ministre du Royaume-Uni coupera la dernière tête de l'hydre une fois pour toutes. En Pologne Lech Walesa agite de son côté les consciences des Polonais sur la nature de l'Europe de Bruxelles.
Bruxelles menace et complote d'opérer des représailles sur la République Tchèque tout entière si Vaclav Klaus ne signe pas Lisbonne, ce qui viole la Constitution de la République Tchèque et donc viole le serment que le Président de cet état prononce lors de son investiture...Bruxelles exige, au nom de sa sacro-sainte volonté technocratique, qu'un homme d'Etat trahisse son serment, son peuple et son pays. C'est absolument sans nom.
A Rome, les tribuns de la Plèbe étaient "sacro-saints", c'est à dire que personne ne pouvait les toucher. Ils pouvaient saisir une personne et la précipiter du haut de la Roche Tarpeïenne. C'est ce qu'essaye Bruxelles avec Vaclav Klaus mais cela n'est pas réaliste car il n'a pas craint d'affronter les communistes, il ne craindra pas plus d'affronter les fédéralistes.
10:34 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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