28.09.2009
Tenir ?
Pyrhus était un roi d'Epire ( Albanie actuelle ) à l'époque où Rome était encore une République soucieuse d'étendre sa domination sur l'ensemble de la péninsule italique. Les Grecs de la cité de Tarente, menacés par Rome, appellèrent le monarque épirote à l'aide. Celui-ci, collectant les contingents des autres rois hellénistisques, traversa la mer et débarqua en Italie. Il écrasa - parfois au sens propre en raison de ses nombreux éléphants - les légions romaines. Mais il était si affaibli que le bénéfice de ses victoires était presque nul. C'est l'origine de la célèbre expression "une victoire à la Pyrhus".
C'est à dire que les victoires apparentes cachent parfois des défaites prochaines. Il faut être vigilant. Nous voyons que L'Europe est à droite, la victoire de la CDU et la déroute de la gauche allemande le montrent très clairement.
Mais si les électeurs, si les européens veulent une politique de droite, ce n'est pas forcément ce que proposent des formations "de droite". Il faut être vigilant. Ainsi, une législative partielle dans les Yvelines montre que 5 voix séparent l'UMP des Verts qui suivaient. L'électorat ne s'est pas déplacé pour défendre une politique dans laquelle il ne se reconnaît pas. De même les municipales partielles où l'UMP perd ou gagne d'un cheveux sont des signes très significatifs. Voilà pourquoi, sur le plan local de la vie crépynoise, je suis en total désaccord avec Arnaud Foubert lorsqu'il dit qu'il "faut surmonter le clivage gauche-droite". Ce qui revient, j'en suis témoin, à faire une politique de gauche dans les faits.
Il faut donc comprendre la volonté des Français, et plus particulièrement des Crépynois, et mettre en place des politiques qui répondent à leurs aspirations. Cela passe évidemment par un contrôle de l'action en place et par des propositions dans l'ensemble des domaines.
Si nous ne prenons qu'un seul exemple : un car scolaire, volé durant quelques heures par un ou plusieurs individus, a causé de nombreux dégâts au mobilier urbain de la commune de Crépy-en-Valois. C'est à dire que la Ville, donc les Crépynois, vont payer pour remettre en état la voie publique. Dans le cadre de l'enquête de la gendarmerie ont étés entendues deux personnes de 19 et 20 ans, sans qu'il soit possible de dire s'ils avaient un lien avec le vol.
Voilà les faits qui se déroulent à Crépy-en-Valois. Naturellement cela appelle une réponse des responsables politiques. Le Maire, dans son programme de campagne, évoquait la création d'un Conseil des Droits et des Devoirs des familles pour responsabiliser les familles, prenant en compte que les faits de délinquances sont fréquemment le fait de citoyens peu avancés en âge. A ce jour, rien n'a été fait ni même évoqué en ce sens par la Municipalité. De nombreux ajouts de vidéosurveillance, dont l'efficacité n'est pas le moindre problème, ne peuvent masquer un problème de fond qui est qu'Arnaud Foubert n'est pas compétent en ce domaine, ne possède ni la volonté ni la capacité pour faire respecter l'ordre public dans notre commune. C'est pourtant sa responsabilité en tant que Maire.
Si le Maire est capable d'attenter à l'honneur d'un des élus de notre ville lorsque celui ci dénonce cet état de fait, concrètement appuyés sur des faits, des documents, ce dont il est possible que je lui demande de répondre devant une plus haute autorité, il sera sans doute capable de mettre en place ce Conseil des Droits et Devoirs des familles avant la fin de l'année civile. Il s'agit d'une de ses promesses de campagne. Nous verrons s'il la tient ou bien s'il va la passer dans les 20 % de son programme qu'il prévoit de ne pas réaliser.
18:49 Publié dans Vie publique crépynoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.09.2009
Halicarnasse
Le documentaire historique Apocalypse du service public est un signe que les choses changent. Je me souviens des documentaires que nos professeurs nous projetaient sur le deuxième conflit mondial et il faut dire que celui-ci est bien plus complet. Il est synthétique mais plus large car il montre des choses que certains historiens, souvent très marqués, ne voulaient pas dire. Aujourd’hui, une autre génération d’historien dit les choses.
Ce documentaire montre un fait que j’ai synthétisé sous la forme d’un article de cet espace l’année dernière. Il s’agit de l’alliance entre les islamistes et les nazis. Le chef religieux islamiste qui participa activement à la guerre contre les Alliés dans les rangs nazis est montré passant en revue ses troupes de volontaires SS musulmans bosniaques. Cela ne dure que quelques secondes mais à une certaine époque pas si lointaine cela aurait été impensable.
Le narrateur évoque aussi, s’agissant du front de l’Est, « Staline conquiert et occupe l’Est de l’Europe ». C’est la traduction de ce que je répète après chaque 8 Mai : l’Ouest est libéré mais l’Est échange un occupant pour un autre. Il y a le discours de Gilles Masure, conseiller général communiste, chaque année ce jour là, mais j’ai compris qu’il ne changera plus d’avis. Jacques Lacan dit que face au désir la réalité est marginale. Je me suis mépris sur le sens de son discours, je le pensais militant, il n’était que le reflet d’un songe éveillé qui s’éteint.
Un hommage à Alexandre Soljenitsyne, pour lequel je me suis battu contre Arnaud Foubert en voulant proposer au Conseil Municipal de baptiser une des nouvelles artères de Crépy de son nom, apparaît dans le documentaire lorsque le narrateur évoque le chef d’œuvre de Soljenitsyne L’Archipel du Goulag pour illustrer la deuxième vie des camps après la mainmise de Staline. C’est pour un jour comme ça, un jour où l’histoire s’affranchit de la tutelle qui pesait sur elle et se révèle à six millions de personnes en une fois, que je suis fier de suivre depuis toujours le mot de celui qui est considéré comme le père de tous les historiens, Hérodote, lorsqu’il dit : "Si je dois exprimer une opinion qui me fera mal voir par la plupart des gens, dès l'instant, qu'elle m'apparaît conforme à la vérité, je n'hésiterai pas à le faire !".
Naturellement en disant « qu’elle m’apparaît conforme à la vérité » l’historien contemporain mobilise une méthodologie qui n’existait pas à l’époque d’Hérodote mais il m’apparaît très juste de lier la technique issue de la structuration de la discipline avec les principes du père de l’Histoire.
13:14 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.09.2009
Palladium
La chancelière allemande, Angela Merkel (CDU-CSU), a accusé samedi la gauche allemande (SPD) de vouloir s’allier avec la gauche extrême (Linke) au sein du futur Bundestag.
C’est l’illustration de ce que j’écrivais ici même il y a quelques mois : les pays qui subirent le communisme sont immunisés. Les Allemands ne voteraient jamais pour la gauche parlementaire allemande si elle avait des faiblesses pour l’extrême-gauche. Le sachant, le SPD maintient le cordon sanitaire démocratique.
Cette description de la vie politique de nos voisins d’Outre-Rhin est l’occasion de montrer par l’exemple que nos pays sont très différents et que par conséquent la construction fédéraliste actuelle de l’Europe est au mieux irréaliste. Le Sénat tchèque vient d’ailleurs de déposer un recours pour empêcher l’adoption de Lisbonne par la Tchéquie au motif qu’il viole la Constitution tchèque dans ses dispositions qui assurent l’indépendance et la souveraineté de ce pays. Sur l’Europe le clivage n’est pas gauche/ droite mais peuple/ technocrates. Ainsi, en France, le Président Sarkozy essaye de détruire les Départements avec une réforme des Collectivités Territoriales maligne. Comme la tumeur. L’échec de la stratégie frontale avec le numéro du département sur les plaques d’immatriculations lui impose de passer à quelque chose de plus subtil. La réforme exploite la volonté des Français de voir les finances publiques faire des économies en mettant en avant la réduction du nombre des élus pour mieux masquer le but réel de suppression du département au profit d’un échelon administratif régional jugé plus euro-compatible. C’est la fameuse « Europe des Régions » qui nous ramène à l’époque de l’Empire Romain Germanique où il y avait 350 Etats dans un Etat supranational. L’Histoire est une boucle, il serait peut être temps de le comprendre et d’en tirer les conséquences au sujet de l’affligeante idéologie « du progrès », véritable délire en dehors du réel. Il n’y a rien de plus commun que de croire ne pas l’être et les fédéralistes, croyant que l’Europe sera le palladium du progrès, se trouvent en des terres très fréquentées. La connaissance de l’Histoire et des lois humaines éternelles qu’elle enseigne est le déterminisme majeur. De Gaulle était lui-même historien et connaissait bien notre pays, Jean Monnet, manquant de culture historique de son propre aveu, accordait à l’économie le primat sur tout. Toujours la même chose : savoir ou croire savoir.
12:59 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.09.2009
La journée du Miroir
Chacun se souvient sans doute de sa journée d’il y a huit ans. Cette journée horrible était révélatrice. C’était un évènement historique, et devant la portée d’un tel évènement, les êtres s’expriment tels qu’ils sont.
La guerre contre l’islamisme ne date pas d’hier. Pour la bonne raison que l’islamisme, dans son idéologie construite, figée jusqu'à nos jours, date de la période médiévale. Avec un ajout très fort ensuite au XVIIIe siècle.
Si cette journée intéressa à la géopolitique et au terrorisme, la véritable leçon ne se déroula pas en Amérique ou en Asie. Elle se déroula en France. Ce qui est important de retenir de cette journée, ce sont les cris de joies, les klaxons festifs qui accueillirent les images de désolations dans les quartiers immigrées. Comment se réjouir d’une telle monstruosité ? Pourquoi cette haine envers nous ?
C’est vraiment cela la leçon du 11 Septembre. C’est un révélateur de l’assimilation dans notre pays. C’est une prise de conscience que sur notre sol vivent des millions de personnes qui sont remplis de haines envers notre pays, nos valeurs, bref notre civilisation et qui ne veulent absolument pas en faire partie. Au contraire, ils essayent de tester la France et de profiter de l’ignorance et de la lâcheté électoraliste du personnel politique pour refuser de devenir Français.
Ceux qui se souviennent avoir vu ceux qu’ils pensaient être leurs amis manifester leurs satisfactions devant ce crime épouvantable sont passés à travers le miroir. Le miroir opaque où la vérité cède le pas à la lâcheté, où la République cède le pas à l’électoralisme, où la culture cède le pas à l’intégrisme. C’est par la connaissance que les masques tombent. Mais il faut ensuite accepter de regarder la vérité en face et agir.
12:42 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.09.2009
Dérapage de Yazid Sabeg : démission !
Communiqué de Presse
de Jacques MYARD avec MM. L.LUCA, P. CALMEJANE , G. MOTHRON , Y. ALBARELLO, J. REMILLER et MMES Françoise HOSTALIER , Bérangère POLETTI, Arlette GROSSKOST
membres de la mission sur le voile intégral (burqa)

C'est avec stupéfaction que les députés membres de la mission sur le voile intégral (burqa) ont pris connaissance des déclarations de Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l'égalité des chances, dans le journal La Croix du 8 septembre 2009.
Selon Yazid Sabeg « La polémique sur la burqa va rouvrir des frustrations, des antagonismes, des racismes alors qu'il faut au contraire rassembler les Français (...) Les hommes et les femmes sont libres de s'habiller comme ils le veulent (...) L'Etat n'a pas à se prononcer sur les tenues vestimentaires des Français ».
Ces propos mettent directement en cause le travail de la mission parlementaire et foulent au pied l'égalité des sexes et la dignité de la personne.
Monsieur Sabeg n'a plus la crédibilité pour être ministre de la République; il doit démissionner.
19:38 Publié dans Vie publique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2009
Taxe carbone : la bonne variable
La taxe carbone est le débat du moment.
Il y a aujourd’hui l’unanimité parmi les familles politiques pour prendre des mesures qui préservent notre environnement. Dans un article de l’année dernière, j’ai exposé les réalisations que nous, souverainistes, avons déjà à notre actif et quelques exemples de nos positions sur des sujets comme le nucléaire ou les OGM.
Le développement durable est un concept très intéressant que j’ai moi-même étudié à travers ses origines.
C’est, pour aller vite, un développement qui vise à assurer aux générations futures leurs propres besoins. C’est donc un concept qui se projette dans le temps. Il faut le dire, au-delà des clivages, c’est une idée séduisante. A fortiori quand de nombreuses générations de Français, dont la mienne, se disent, en examinant la chronologie des budgets nationaux déficitaires, que les générations présentes furent particulièrement gaspilleuses et égoïstes.
Mais le développement durable produit, à mon sens, des solutions non-pertinentes actuellement parce qu’il laisse de côté une variable essentielle : la population humaine.
En 1910, la population mondiale était estimée à 1,750 milliards d’habitants, en 2005 elle était de 6,5 milliards. En 2030, suivant les prévisions où aucun évènement important ne viendrait changer la donne, la population mondiale sera de 8 milliards.
Il est illusoire de penser que ces chiffres sont viables. Il faut être responsable et savoir le dire. Nous allons à la catastrophe avec cet accroissement de la population du monde. C’est un état de sur-peuplement qui pose évidemment la question de l’eau, de l’énergie, des affrontements géopolitiques.
Ce siècle ne sera pas linéaire, les projections à une distance de dix ou vingt ans ont le tort d’hypothéquer l’avenir.
18:23 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.09.2009
Rentrée politique
La rentrée politique est riche cette année, échéance électorale importante oblige.
Si ceux qui connaissent la politique savent que la représentation de la vie publique selon un spectre gauche-centre-droite est une commodité pratique qui sert essentiellement lorsque les principaux acteurs ont d’accords sur tout, il faut reconnaître qu’il se passe des choses intéressantes ces dernières semaines.
Les Verts, instrumentalisés par Nicolas Sarkozy, veulent la peau du PS avec la certitude arrogante du nouveau parvenu persuadé que tout doit lui céder. Julien Sorel pour tout dire.
François Bayrou, sous l’influence de son mauvais génie Sarnez, se retrouve dans des eaux étrangères à sa culture politique où il essaye de moderniser la vie politique avec l’aide de…Robert Hue et Marc Cohn-Bendit ! Avec un tel équipage de jeunesse et de dynamisme, son succès est certain.
Pour les socialistes, c’est triste. C’est tellement risible que c’est presque sympathique. Depuis des années ils fustigent un supposé « repli sur soi » des Français avec l’accusation haineuse de racisme à la bouche. C’est triste d’observer le retour à la poussière de ce gros cadavre gonflé, car c’est bien de cela qu’il s’agit quand Aubry lance du « camarade » à tout va et sort de sa tombe le programme du PS d’il y a…douze ans ! Ah oui, ce « repli sur soi » des socialistes est bien triste. Un homme dont j'ai oublié le nom m’a dit un jour qu’à partir d’un certain âge on préfère nier l’évidence plutôt que de remettre en cause ses certitudes. C'était vrai.
19:34 Publié dans Vie publique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.09.2009
Menaces ou réformes ?
Le chef de la diplomatie turque met en garde les pays européens qui refusent l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne.
Selon le ministre issu du gouvernement islamiste de Recep Erdogan, M. Davutoglu, la Turquie a accompli des réformes "impensables il y a encore quelques années".
Il cite la liberté religieuse ( dans un pays où les pogroms anti-chrétiens jalonnent l'Histoire et où des prêtres sont assassinés dans les rues ), la liberté d'expression ( dans un pays où le Prix Nobel de Littérature Orhan Pamuk est traîné en Justice par les autorités publiques pour avoir demandé pardon aux Arméniens pour le génocide au nom du peuple turc, "insulte délibérée à l'identité turque" selon le ministère public ), l'abolition de la peine de mort ( dans un pays qui compte parmi ceux où sont recensés le plus de meurtres ritualisés de jeunes filles au monde ), l'autorisation d'émission de radios en kurde ( dans un pays où l'armée assure le contrôle des zones kurdes du sud-est par la terreur ).
Le diplomate islamiste continue, " les voix négatives que nous entendons toujours de la part de certains pays de l'UE répandent le doute parmi nos concitoyens et nuisent à nos efforts pour poursuivre les réformes ".
Voilà qui ressemble à s'y méprendre à une menace...
Plutôt que les pseudos-réformes des islamistes, nous pouvons prendre la Turquie à son propre piège et exiger, compte tenu de sa bonne volonté, de ne plus subventionner les Universités d'Etat qui enseignent le négationnisme, de demander pardon à la République d'Arménie et au peuple arménien pour le génocide, de prendre en charge la restauration des camps de concentrations turcs de Syrie afin d'en faire des Mémorials, d'évacuer sous trois semaines ses troupes d'occupations de la partie nord de l'Etat chypriote et de procéder au démantèlement de ses infrastructures militaires, de verser une somme dont le montant devra être établit par une commission de l'ONU pour les destructions irréversibles perpétrées sur le patrimoine historique et culturel de la zone occupée, d'engager des négociations avec le peuple kurde afin de lui accorder son autonomie, de lutter contre le racisme en accordant la citoyenneté aux millions de chiites Alévis.
Voilà quelques réformes basiques qui nous convaincraient vraiment que la Turquie tourne le dos aux fous qui forment son gouvernement actuel.
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