31.07.2009
Immunisation
Le principe de la vaccination est le suivant : exposer un organisme à un agent pathogène afin de déclencher la réaction du système immunitaire.
C'est aussi le principe du Sarkozysme. Raconter une histoire, c'est le story-telling, est la base de la technique Sarkozy. Une carte électorale et un remaniement difficile ? Réponse simple, petit malaise.
Les manifestations de l'automne, dans ce pays dont nos voisins disent que les vacances de l'été séparent les manifestations du printemps de celles de l'automne, plus le déficit qui se creuse et dont le FMI affirme qu'il sera de 95% du PIB dans 5 ans ? Facile, une grippe "A" pour terroriser les citoyens sans formations médicales.
Raisonnement qui semble intéressant, et il y en a pour se féliciter de cette stratégie. C'est sot. Cela oblitère trop la seconde partie de la vaccination : le développement de l'accoutumance. Le produit ne fait plus effet après un certain temps. L'organisme est immunisé. Mithridate, roi du Pont, buvait de petites quantités de poisons régulièrement pour s'immuniser contre une tentative d'empoisonnement. Son objectif fut pleinement atteint : refusant d'être pris par les Romains, il but le poison mais sans succès. Un de ses soldats gaulois le tua donc d'un coup de glaive.
L'analyse politique est la suivante : Nicolas Sarkozy n'est Président de la République qu'en raison de ses promesses sur le retour de la Sécurité publique et de valeurs républicaines. Sur la promesse d'ouvrir une nouvelle ère, d'échapper à la chappe de plomb que la gauche faisait peser sur le pays.
Ne réalisant pas ses promesses, Sarkozy a perdu la confiance des Français. Le parti du président, perdant les municipales et les européennes ( malgré le faux-semblant du mode de scrutin à un tour ), accumule les défaites. Ce n'est pas la droite qui est en cause, les Français veulent plus de droite mais une vraie droite, qui agisse, travaille dans l'intérêt de la France et de ses citoyens. Sans collaboration avec les islamistes.
Nicolas Sarkozy apprtient déjà à l'Histoire, mais il ne le comprendra vraiment qu'en 2012. Il est un fait observé communément dans l'Histoire, le pouvoir regarde comme naturel la configuration où il l'exerce et n'imagine pas le perdre, de sorte que lorsque cela arrive il est toujours étonné.
21:54 Publié dans Vie publique nationale | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



Commentaires
Monsieur, que pensez-vous du ralliement de Philippe de Villiers à l'UMP?
Quand je lis vos articles je me demande comment vous allez faire car vous êtes opposant à la politique de ce parti...
N'est ce pas le début de la fin du MPF?
Espérant une réponse
A bientôt de vous lire.
Ecrit par : ben | 04.08.2009
J'ai ouvert cet espace d'expression et de dialogue afin d'être en contact direct avec les Crépynois, de ce fait, même si je me suis laissé dire que ce blog était lu au delà des frontières de notre canton, vous êtes naturellement en droit d'attendre une réponse à votre interrogation. J'ajoute que je suis content que vous la posiez ici car, en effet, c'est une question que peuvent se poser les Crépynois qui ne connaissent pas encore très bien le souverainisme. Pour les Crépynois qui nous honorent de leurs confiances naturellement mon propos sera un simple rappel.
En politique, chacun est tributaire de sa formation professionnelle pour la forme. Historien, je vais simplement faire un rapide rappel des faits avant de vous répondre. Nicolas Sarkozy a proposé à Philippe de Villiers d'entrer dans un "comité de liaison de la majorité". Ces derniers jours, Villiers vient de répondre positivement. Il fut précisé naturellement que Philippe de Villiers y entrera à titre personnel dans ce comité, sans que le MPF soit lié par un quelconque lien avec l'UMP ou n'importe quel autre parti politique. Vous êtes d'ailleurs en possession de cette information puisque elle était présente dans les articles parus dans la presse. De même il était mentionné que ce comité est consultatif, c'est un forum, là où les responsables politiques se rencontrent et discutent. Cela ne signifie nullement qu'ils soient en harmonie et vous en conviendrez en rouvrant un livre d'histoire antique. Les sénateurs romains, pour se rencontrer fréquemment sur le Forum, n'en passaient pas moins leurs temps à se contredire. Un espace d'expression n'est donc pas un espace de sujétion.
Voilà donc pour votre première interrogation. Il n'y a pas de ralliement du MPF, qui n'est pas concerné, ni de Philippe de Villiers qui aura simplement plus de facilités à rencontrer et convaincre les membres de ce comité de rallier le souverainisme.
Pour ce qui est de ma personne, il ne vous aura pas échappé, m'en étant assez largement entretenu dans la presse, que je siège sur les bancs de l'opposition au Conseil Municipal après avoir été au coeur du processus de l'alliance de la droite à Crépy, ce que vous remarquerez que monsieur Foubert n'a jamais contesté. Je vais donc continuer à faire mon travail de conseiller d'opposition en posant des questions écrites, comme je l'ai fait sur la sécurité publique et comme je serai amené à le faire sur d'autres sujets, ou des questions orales en faisant aussi des propositions, plusieurs dizaines durant cette année, en m'exprimant, en rencontrant les Crépynois. Bref, en restant au service des Crépynois dont je représentais les valeurs au sein de la majorité et qui, sur la foi de nos couleurs imprimées sur cette équipe, pensaient pouvoir voter en toute sécurité pour une équipe de droite. Monsieur Foubert ayant violé notre contrat de gouvernance, ce qui est le seul cas en France car dans toutes les autres villes, que ce soit des capitales régionales, départementales ou autres, les Maires UMP respectent les accords. J'ai de nombreux collègues de ma génération partout en France qui opèrent un très bon travail avec d'excellentes relations avec les maires de leurs villes. Je ne suis donc pas opposé à la politique de ce parti, même si nous avons des divergences très fortes sur l'Europe qui s'expriment lors des campagnes, sur la Famille, la Sécurité Publique, la Culture et d'autres sujets. Mais il faut prendre garde à ne pas réduire l'UMP à sa fraction sarkozyste, il y a des gaullistes admirables, des députés qui défendent une vision très juste de notre société à l'UMP. Vous l'aurez donc compris, sur le plan local, il y a une anomalie avec monsieur Foubert, mais sur le plan national nous restons là où nous sommes, c'est à dire sur la conviction que la France est une une grande nation, un grand peuple qui doit se réveiller pour faire face à l'avenir.
En regardant l'actualité des derniers quinze ans, il serait sans doute plus judicieux de se demander si c'est le début de la fin du PS, comme il y a trente ans c'était le début de la fin du PC, plutôt que de se poser la même question pour nous. Ne nous y trompons pas, la fascination qu'opère Sarkozy sur certains membres de l'UMP ne tient qu'à l'extrême médiocrité de Jacques Chirac, le contraste, même ténu, suffit au bonheur de certains. C'est un manque d'ambition pour notre pays en sus d'une mauvaise analyse de la gravité de la situation dans laquelle se trouve notre pays.
J'espère avoir répondu à vos interrogations, cher Ben.
Ecrit par : Gautier Jeannot | 04.08.2009
Bonjour monsieur,
En effet mes quelques lectures m'ont appris le ralliement au comité de la majorité présidentielle, c'est à dire à un comité qui dans l'ensemble est en accord avec la politique présidentielle, et qui plus est, qui est un instrument électoral. Je suis sceptique face à votre argument visant à dire que Philippe de Villiers pourrait convaincre ce comité. Mon impression, sans vous blesser, est que Philippe de Villiers cherche par ce ralliement à sauver ses mandats d'élus locaux, voir même à en gagner en 2010 (régionales??). Les combats que votre parti à menaient contre l'attachement au mandats sont ainsi détruit par la volonté de Philippe de Villiers de pouvoir gagner la région.
Cela est mon humble avis, et je pense que cela va nuire à votre parti...
Bien à vous.
Ben
Ecrit par : ben | 11.08.2009
La pédagogie étant aussi affaire de répétition, il me faut vous redire qu'il n'y a pas de ralliement et qu'un espace d'expression n'a jamais été, à aucun moment de l'histoire, un espace de sujétion. Vous me pardonnerez si je ne me répète plus sur ce sujet.
Je comprends votre propos et je veux vous rassurer sur la question électorale, un travail sérieux d'élu produit toujours un enracinement. Les réussites de Philippe de Villiers l'immunisent contre la crainte que vous avez . D'ailleurs nos sénateurs avaient tous un candidat UMP contre eux. Il n'y a donc pas l'ombre d'un doute. J'espère que vous êtes totalement rassuré.
En effet, vous avez bien compris le sens de l'entrée de Philippe de Villiers dans ce comité : travailler pour la France de manière EFFICACE. L'efficacité est la notion la plus importante pour nous. Nous nous moquons complètement des postures, des protestations stériles et de la bêtise populiste qui prétend qu'il faut laisser les manettes à ceux qui n'agissent pas dans l'intérêt de la France. Un patriote intelligent aujourd'hui, devant le constat de l'état de notre pays, doit agir. Protester est insuffisant, pire, c'est criminel car cela nous fait perdre du temps que les socialistes mettent à profit pour détruire notre peuple.
Enfin, comme je vous l'ai précisé, il y a des hommes intelligents et responsables à l'UMP et lorsque je vois que des parlementaires UMP votent en faveur du repos dominical, je suis bien aise de savoir différencier un gaulliste d'un ultra-libéral.
En 2004, Nicolas Sarkozy disait à Villiers ne pas croire en un parti unique de la droite. C'est aussi notre conviction.
Ecrit par : Gautier Jeannot | 12.08.2009
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