01.07.2009

Stendhal

Etant dans une opposition constructive envers la Majorité, mais dans une opposition tout de même, il ne sera pas dans mon propos de la défendre contre la gauche et l’extrême-gauche comme je le faisais depuis un an.

 

Nonobstant ce rappel nécessaire, il faut compléter de quelques remarques le document que le groupe « Crépy Autrement » publie.

 

Le nom d’abord. « Contact ».L’ensemble des commentateurs de la vie publique s’évertuent à pointer le fait que la gauche est totalement déconnectée des réalités de notre monde, analyse qui s’appuie sur le vote régulier des Français ( 1993, 1995, 1997, 2002, 2005, 2007, 2009 ).

 

Sur le financement de cette publication ensuite. Jérôme Furet parle des indemnités des élus de la gauche et de l’extrême-gauche. Certes. Si nous ne savions pas que la fédération socialiste de l’Oise, dont Jérôme Furet est trésorier adjoint, est en faillite, nous pourrions penser à un petit coup de pouce de ce côté-là.

 

Voilà pour la forme. En ce qui concerne le fonds, nous remarquons plusieurs choses.

 

Jérôme Furet fustige la hausse des impôts, douloureuse mais nécessaire, en feignant de ne pas savoir, alors qu’il est Directeur de Cabinet de la Mairie de Chambly depuis 1995, que la masse salariale de la Ville augmente de façon autonome, sans créer de nouveaux postes. C’est une conséquence naturelle du déroulement des carrières des agents.

 

Sur l’augmentation des impôts locaux, il faut encore dire que le PS, où Jérôme Furet est carté depuis plus de vingt ans, est responsable en Picardie et dans l’Oise de l’explosion de la fiscalité, notamment depuis 2004. Il me semble un peu obscène de brûler à la Ville ce que l’on adore au Département ou à la Région.

 

Sur la fermeture de Sodimatex c’est un paradoxe. On se demande bien qui sont les rédacteurs des différents sujets car entre la gauche libérale, participante active à la mondialisation qui frappe nos entreprises, et l’extrême-gauche communiste, il n’y a rien. C’est une opposition à l’intérieur de l’opposition.

 

Sur l’encadré évoquant la démission de Pierre Praddaude et la lettre d’Arnaud Foubert rendue publique, il faut savoir que cette lettre est parvenue de manière anonyme à la presse locale. Chaque conseiller majoritaire en possédait une copie. Mais des passerelles existent entre l’opposition et la majorité. Alors comment un exemplaire est arrivé dans les différentes rédactions ? Mystère.

 

Sur les brèves de cette publication, il faut pointer la démarche un peu particulière de Jérôme Furet qui voudrait bien s’emparer de l’électorat qui s’était porté sur Jean-Michel Sinet aux municipales, cela tout en continuant ses amitiés coupables avec l’extrême-gauche. Cela a-t-il un sens quand les communistes proposent d’assommer les commerçants du centre-ville en augmentant de manière très importante la taxe professionnelle ?

 

Dans une autre brève, Jérôme Furet expose qu’Arnaud Foubert interdit tout débat au Conseil Municipal. C’est faux. Rien n’est interdit. C’est simplement que pour monsieur Foubert, je cite, « on n’est pas en Conseil pour débattre, ça on le fait en Commission ». Il n’y a donc pas d’interdiction formelle, Arnaud Foubert se contente de regarder ailleurs ou de couper les micros lorsque les opposants veulent s’opposer.

A noter que si la critique de Jérôme Furet n’est pas à rejeter entièrement, il est lui-même Directeur de Cabinet d’une ville de 10.000 habitants, Chambly, où il n’y a aucune opposition au Conseil Municipal puisqu’il n’y avait qu’une liste sortante qui se représentait. Je vous laisse imaginer ce que cela traduit en terme d’atmosphère dans une ville quand, sur 10.000 citoyens, il n’y en a pas 33 qui osent se dresser contre le Maire…

 

Enfin, sur les deux brèves que Jérôme Furet me consacre dans cette publication, il me faut le remercier pour cette citation de Diderot et lui retourner l’amabilité en lui proposant cette citation d’Aldous Huxley « L'expérience, ce n'est pas ce qui arrive à quelqu'un, c'est ce que quelqu'un fait avec ce qui lui arrive ».