08.05.2009

A méditer

Etre élu, c’est aussi ça. C’est aussi se rendre à une cérémonie républicaine et patriotique commémorant la fin de la Seconde Guerre Mondiale en Europe et entendre ça.

 

« La République est un concept abstrait ».

 

Oui, c’est aussi ça mais c’est dur. Surtout quand ce genre de propos est prononcé par une personne dont la fonction devrait lui interdire de dire de telles bêtises. Surtout quand ce genre de propos est prononcé à peine quelques minutes après le dernier coup de clairon de la cérémonie. C’est dur pour le patriote qui aime la France et la République de découvrir l’hyprocrisie sous le sourire et le mensonge sous les beaux discours.

 

Le 8 mai. C’est une date que j’aime et que je redoute chaque année car je sais que nous allons devoir supporter un des affreux discours de Gilles Masure. Cette année, il est allé plus bas que terre. Son discours fut encore plus abominable que celui de l’année dernière. Il oblitéra complètement les camps de la Mort communistes. Ces camps, dont la réalité historique ne saurait être contestée, furent les exacts pendants des ignobles camps nazis. Les gens que les communistes envoyèrent dans ces camps n’avaient eux aussi que le tort d’être. C'est-à-dire que leurs existences déplaisaient aux communistes.

 

J’ai eu l’envie de lui crier « KATYN ! KATYN ! », de lui montrer dans la foule les Crépynois dont les grands-parents sont venus de Pologne et qui savent ce qu’est le communisme. De lui parler de ces millions d’hommes, de femmes et d’enfants de l’Est de l’Europe qui échangèrent un occupant contre un autre. Oui, tous les orateurs se trompèrent ou mentirent aujourd’hui. 1945 c’est la liberté retrouvée à l’Ouest mais c’est le début d’un long cauchemar de près de 50 ans qui commence à l’Est.

 

Un socialiste proche de Mitterrand, Jean-François Revel, disait que « Le Communisme c’est le Nazisme, le mensonge en plus ».

 

Il y a des historiens de gauche qui s’accommodent d’une demi-vérité. Ce sont des irresponsables. Le devoir de l’historien est de dire les faits du passé à partir des sources. Ces sources, depuis le début des années 90, parlent. Elles nous apprennent des choses. Nous avons des comptes rendus de réunions au moment de la signature de l’alliance communiste-nazi, nous possédons des films montrant des officiers nazis et communistes fumant et riant lors de la délimitation de la nouvelle frontière après le partage de la Pologne, nous savons que les communistes livrèrent des matières premières, du blé, de l’essence, aux nazis durant les premières années de la guerre. Nous avons les témoignages sur vidéos de certains des membres du NKVD (équivalent de la Gestapo) qui furent chargé du massacre des officiers polonais prisonniers. Nous savons que Staline lui-même, par une source diplomatique allemande, se déclarait un ferme soutien du nazisme contre les démocraties françaises et britanniques. Nous avons aussi bien sur les témoignages des survivants, de ceux qui réchappèrent des séances de tortures.

 

Hier soir, alors que je pressentais l’abject discours d’aujourd’hui, France 2 diffusait un documentaire remarquable sur la Seconde Guerre Mondiale. Objectif, il montrait l’odieuse alliance entre les deux totalitarismes. Ce soir la deuxième partie sera diffusée. Essayez de la voir d’une manière ou d’une autre. Vous aurez les faits. C’est la seule chose que nous devons considérer.

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