27.04.2009

Journée de la Déportation

Cérémonie en hommage à la Journée de la Déportation hier sur la place Saint Thomas.

Le Conseil Municipal était naturellement présent.

Deux discours rapides se sont succédés. L'un venant des associations et l'autre prononcé par le Maire.

C'est un exercice compliqué car le discours doit être bref alors qu'il y a tellement à dire pour faire comprendre le sens de ce que cette Journée que l'on pourrait en parler des heures. Pourtant les deux discours étaient incomplets. Autant le dire, avec franchise et honnêteté, j'ai été choqué de la minceur du spectre traité par les orateurs.

Il n'aurait pas été superflu, alors que la commémoration du génocide arménien se déroule chaque année le 24 avril, d'en faire mention lors de cette Journée de la Déportation du 26 avril. Les déportations et les camps d'exterminations turcs sont des réalités qui ouvrent tristement la longue série des génocides du XXe siècle.

Que l’on songe à la position du parti socialiste qui est de faire entrer la Turquie dans l’Europe (alors qu’elle se trouve en Asie !) à la lumière de l’Histoire.

Mais plus largement, comme le 8 mai 2008 d’ailleurs, j’ai été gêné par l’exclusive du propos des orateurs. Les camps communistes furent tellement laissés de côtés qu’on pourrait même se poser la question de leurs réalités dans l’esprit des orateurs.

Il faut percer la nuit qui entoure certaines questions, aller plus loin que l’habituel, mais bien évidemment légitime, couplet sur la question et la compléter afin de tendre vers l’exhaustivité en la matière. Le combat est vivant car les Turcs sont des négationnistes. Nous devons être au cœur du combat pour la Justice.

J’espère que le 8 mai prochain, les discours des orateurs seront moins partiels. Je ne doute pas naturellement qu’au moins un d’entre eux, celui de Gilles Masure, produira comme à l’habitude l’exploit d’être partiel et partial sur une question où l’unité nationale devrait naturellement se faire.

 

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