27.03.2009

Dans la coulisse de la vie politique

La vie politique est interprétation.

 

C’est le rappel que je me suis fait en lisant dans la presse que « des rumeurs » laissaient croire que j’avais si peu de considération envers les Crépynois que je pusse décider de rejeter un mandat public confié collectivement en mars dernier.

 

Alors analysons un peu ces fameuses « rumeurs ».

 

Il faut porter à la connaissance de tous un élément qui, bénin à première vue, prend une importance soudaine ces dernières semaines. Il s’agit de la constitution des groupes au Conseil Municipal. La gauche voulait qu’il soit possible de former un groupe à partir de deux conseillers. Elle eut satisfaction. Cette disposition entrait dans le cadre du règlement intérieur qui fut voté à l’automne dernier. Je me souviens très nettement que je m’étais étonné que monsieur Furet ne se proclame pas à la tête de l’opposition en formalisant la transformation de ses colistiers en groupe municipal. Ceci en raison de propos tenus lors des réunions de la Commission qui devait travailler sur cette question et où il s’était montré très engagé. Naturellement personne à Crépy ou au Conseil n’ignore l’état des rapports entre les socialistes et l’extrême-gauche et on pouvait accepter cette idée comme raison valable à la non-naissance de ce groupe tant désiré par monsieur Furet. La situation en était là jusqu'à ce que la droite soit réunifiée.

Voilà qui était fâcheux pour monsieur Furet. Plusieurs fois lors des séances du conseil, le voyant s’escrimer à parler de « conseillers minoritaires » pour tenter de faire oublier le terme d’« opposition » et essayer de maintenir la division à droite, j’avais eu le sentiment de voir un homme aux abois. La division de la droite, c’était sa chance ; sa réconciliation c’était sa ruine.

Alors il faut jouer une autre partition, s’adapter et jouer à fond la carte de l’opposition de gauche et d’extrême-gauche. Cela suppose un groupe et vaincre les réticences des communistes. Chose faite récemment puisque monsieur Furet peut se gargariser de son nouveau titre, il est « président »…de son groupe d’opposition. Qu’importe, après tout, il le mérite après presque vingt ans dans l’opposition. Qu’il y reste vingt ans de plus et les Crépynois peuvent dormir tranquilles.

 

Voilà qui éclaire un peu plus le contexte où la presse fait mention de « rumeurs ». Il convient d’ajouter enfin que ces « rumeurs » ne devaient pas être si impératives et si répandues que cela, car le journaliste qui m’a appris leur existence l’a fait deux jours avant la parution de son journal. En réalité ces « rumeurs » n’ont jamais existées.

 

 

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