24.03.2009
Budget
Lors du Conseil municipal de décembre dernier, outré par l’arrogance de l’opposition et son insuffisance à proposer des mesures sérieuses, j’ai pris la parole pour rappeler le mot de Talleyrand « Suffisant et insuffisant à la fois ».
C’est encore ce qui s’impose à moi lorsque monsieur Furet fait son petit discours sur le budget de la Ville. Un ancien président de gauche, dont le tableau orne toujours la salle du Conseil municipal de Chambly en dépit des usages républicains, parlait d’une certaine « école du vice ». Bel enseignement…
Les critiques de monsieur Furet sur la hausse des impôts prévue par le budget sont embarrassantes. Non pas pour la Majorité car la mondialisation et les délocalisations sont des problèmes graves qui dépassent de loin le cadre communal et de ce fait le départ de Poclain et de ses recettes ne peuvent être mis sur le compte de la Municipalité. Ce qui est embarrassant c’est qu’il n’est dans l’intention de personne de mettre monsieur Furet dans une position difficile à l’encontre de ses « amis » Yves Rome et Claude Gewerc, Président du Conseil Général de l’Oise et Président du Conseil Régional de Picardie, qui votent des augmentations de la fiscalité chaque année depuis 2004 alors que les impôts de Crépy n’avaient pas bougés depuis treize ans. J’étais encore à l’école primaire quand il y a eu la dernière hausse des impôts à Crépy ! C’est dire si cela date !
Le credo de monsieur Furet ressemble à s’y méprendre à « Faites ce que je dis, pas ce que je fais » !
Monsieur Furet pointe les « raisons des déséquilibres budgétaires structurels » de la Ville : l’augmentation de la masse salariale et l’absence de subventions.
- Est-ce qu’il faut comprendre que le leader de la gauche crépynoise propose de licencier des employés de la commune ? C’est une solution certes, mais c’est une mauvaise solution et je me demande comment de telles idées peuvent germer dans la tête d’un responsable politique durant cette période de crise. La Ville soutient au contraire les entreprises crépynoises et l’ensemble des Crépynois où qu’ils travaillent.
- J’ai dénoncé au printemps dernier la politique clientéliste du Conseil Général dans un article où je mettais à jour les aveux de membres de la gauche crépynoise. La gauche m’a alors violemment attaqué, apportant ainsi une confirmation bien involontaire mais intéressante à cet article.
Monsieur Furet manie aussi la provocation. Il fustige le manque de « consensus républicain » et le « dogmatisme » supposé de la Majorité. Il ose. Allié à des membres d’un parti dont l’application des idées est responsable de dizaines de millions de morts sur les cinq continents, il ose parler de « consensus républicain » et de « dogmatisme ».
13:42 Publié dans Vie publique crépynoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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