18.11.2008
Une veste Royal
Le match continue au PS.
Inutile de revenir sur le Congrès de Reims. Le seul intérêt de cette réunion est que nous constatons une concurrence déloyale de plus en plus importante de la part du PS envers les entreprises Gruss, Bouglione et Zavatta.
Je pense que le PS ne s’honore pas en prenant des spectateurs à ces petites entreprises familiales alors que c’est la crise.
Je reconnais bien sur le talent des artistes du PS. Il faut avoir un solide sens de l’humour pour venir à un Congrès de son parti en soutenant un cacique et pour en soutenir un autre au moment d’en sortir. Exemple. Jérôme Furet, responsable socialiste de Crépy, soutenait Bertrand Delanoë. Aujourd’hui son soutien va à Ségolène Royal.
Delanoë avait pourtant toujours eu des mots très durs envers Royal et les alliances avec le Modem. Il parlait de l’identité du PS. Propos savoureux lorsqu’il attaque l’identité de la France. Les royalistes et les delanoistes étaient opposés, ils sont désormais compatibles.
Pourquoi ?
J’ai envie de dire que les partisans de Delanoë se retrouvent entre le marteau et l’enclume. Dans l’Oise, Yves Rome et Laurence Rossignol tiennent leurs troupes et la motion Aubry fut victorieuse la semaine dernière. Il ne va pas faire bon être en face. Laurence Rossignol, qui vient de l’extrême-gauche, garde de ces années une manière assez peu diplomate de faire de la politique. Yves Rome lui-même montre des signes inquiétants d’autoritarismes.
Je note tout de même les efforts de monsieur Furet, dans le communiqué où il se rallie à Royal, pour tenir un langage un peu différent. Il s’essaye au « camarade je compte sur toi ». Il ne faut pas moquer cette belle tentative mais il faut reconnaître que l’éclat de rire est irrépressible.
18:01 Publié dans Vie publique crépynoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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