30.10.2008

Amuseurs publics

Je dois vous faire l’aveu que je suis, comme beaucoup, tombé dans le piège du parti socialiste. C'est-à-dire que je me suis laissé entraîner dans le feuilleton socialiste, cette attente de la prochaine bévue, du prochain pic à glace dans le dos, de la prochaine manœuvre politicienne. C’est un tort et le fait de l’avoir partagé avec beaucoup ne suffit pas à sa réparation. Les circonstances sont atténuantes car le spectacle est presque beau tant il est parfaitement médiocre. Un art, des techniques, des expressions, des gestes, l’ensemble paraît presque harmonieux. Les corps des suppliciés sont escamotés dans la coulisse avec un naturel désarmant. Les nobles cliquetis des poignards des séides sont une douce musique. La gestuelle est généreuse, on explicite l’idée par le geste. Le texte se fait audacieux comme le montre cet élan du cœur venant de Michel Françaix, dont monsieur Furet est le directeur de cabinet à Chambly, et qui soutient Bertrand Delanoë.

 

- L’Observateur de Beauvais : Mais vous aviez soutenu Ségolène Royal à la présidentielle. Avez-vous changé d'avis sur elle ?

 

- Michel Françaix : Pas du tout. J'ai eu raison de la soutenir, même si je n'ai jamais pensé qu'elle serait élue mais elle a fait une bonne campagne. Par contre, elle serait une catastrophe comme premier secrétaire.

 

 Donc il croyait en elle sans croire en elle...Vous avez dit bizarre ? Nenni ! La candidate socialiste défendait, elle, des idées en lesquelles elle ne croyait pas selon ses propres termes.

 

Le parti socialiste est décidément le cirque de la République. Les socialistes ne se prennent pas au sérieux et c'est bien normal. Ce n'est pas la vocation des clowns.

 

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