07.10.2008

Crise économique

C’est la crise. On pourrait dire que la France est en crise depuis des décennies mais on se lancerait dans des explications trop longues.

 

La crise à un immense avantage : celui d’agir comme un révélateur de ce qui ne va pas. C’est la politique en France depuis trente ans, c’est l’Europe de Bruxelles.

 

Le premier point c’est qu’il faut baisser les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne, dont la création fut décidée à Maastricht, afin de permettre aux banques de se recapitaliser.

 

C’est la proposition que formule Philippe de Villiers et le Mouvement Pour la France depuis le début de la crise. Pourtant Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, refusait obstinément. A l’instant où ces mots sont écrits, des rumeurs semblent indiquer qu’il va finalement accepter de les baisser.

 

Cette crise montre aussi que les gouvernements financent leurs politiques par des déficits. L’euro est un facteur très important de déresponsabilisation pour les pouvoirs. En France on n’a pas bouclé un budget en équilibre depuis des années. En clair, ma génération n’a jamais connu une année où le budget de la France était équilibré. L’euro est une monnaie tellement stable qu’elle masque des politiques à la limite du criminel. Qui remboursera les déficits monstrueux qui se creusent si ce n’est les prochaines générations ?

L’euro permet aux gouvernements de faire des déficits sans aucune sanction des marchés.

 

On ne parle même plus du préjudice catastrophique que représente l’euro fort face au dollar en ce qui concerne le commerce extérieur. Un cynique me dirait que, de toute manière, les barrières douanières des autres pays, interdisent à nos entreprises les marchés étrangers tandis que les entreprises étrangères écoulent leurs marchandises sur le territoire de l’UE sans aucun frein douanier car les taux de douanes sont ignoblement bas.

 

L’Europe accentue la crise économique au lieu de la réduire comme elle devrait le faire. Nous avons besoin d’une Europe qui protége et qui soit démocratique.

Cette Europe est à portée de main.

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