20.07.2008
Théâtre
S’il est un art que les socialistes maîtrisent plutôt bien, c’est celui de se faire oublier. Pourtant on devrait en parler. La faction qui l’emportera lors de leur Congrès de Reims, en novembre, déterminera la ligne idéologique qui fera loi dans cette formation. Souhaitons que cette faction soit la plus modérée possible. Pour autant, ne nous égarons pas dans le labyrinthe que sont les différentes motions. On aurait tort. On s’y perdrait.
Mais à l’heure où les socialistes se positionnent pour leur Congrès et que les ténors nationaux sont positionnés, il nous faut faire un petit tour d’horizon local. En effet, par modestie n’en doutons pas, Jérôme Furet, n’a pas fait savoir avec grande publicité son sentiment pour ce Congrès de Reims. Il semble pourtant bien que François Hollande soit son favori si l’on en juge par les signataires de sa motion que revendique le Premier Secrétaire des socialistes.
On notera aussi que c’est le choix de Michel Françaix. On aurait eu peine à les imaginer concurrents.
Par contre les positions d’Yves Rome, président du Conseil Général de l’Oise, et de Laurence Rossignol, qui signent la motion de Martine Aubry sont plus entendues. Là encore on aurait eu peine à les imaginer concurrents.
La ligne de chacun étant désormais claire, il ne reste plus au citoyen qui pose un oeil amusé sur les turpitudes internes des socialistes qu’à attendre le prochain acte. Si la vie publique est un théâtre, alors les socialistes sont pour le moins sociétaires de la Comédie-Française. Comme souvent à gauche, au PS rien n’est vraiment très sérieux.
18:53 Publié dans Vie publique isarienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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