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09.06.2008

Le Puy du Fou

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Cela va déjà faire 30 ans ces prochains jours que le Puy du Fou existe. Le Président de la République y est attendu en fin de semaine.

 
Lancée en juin 1978 par un jeune élève de la préfectorale âgé de 28 ans seulement, la Cinéscénie du Puy du Fou réunissait 300 bénévoles et quelques milliers de visiteurs pour la première édition de ce spectacle chantant la France et la Vendée.

 

Aujourd’hui c’est le deuxième parc à thème de France avec plus d’un million et demi de visiteurs par an, 35 millions d’euros de chiffres d’affaires, une centaine de salariés permanents et plus de mille saisonniers. Fondateur inspiré du Parc, Villiers est aussi et surtout un homme qui a su rester accessible et simple. Il n’hésite pas à écrire lui-même, entre deux rendez vous parisiens, les spectacles de la Cinéscénie quand il n’est pas acteur ou cracheur de feu. Jamais satisfait et toujours désireux d’améliorer le Puy du Fou Villiers a voulu les plus grands pour dire le spectacle à travers son personnage principal : Jacques Maupillier. C’est ainsi qu’Yves Montand fera raisonner sa voix si particulière contre les remparts du Puy du Fou « Ce soir je suis Jacques Maupillier… ». Jean Piat, Philippe Noiret et d’autres grands artistes français répondront bénévolement à l’appel du Vendéen pour donner vie au rêve d’un homme et d’une région. 

 

Le Puy du Fou c’est 50 hectares qui vous entraînent pour une plongée dans l’Histoire. Des Romains avec le Colisée gallo-romain de 6.000 places et ses fauves sous la conduite de Thierry Le Portier, à qui le cinéma doit les lions et les tigres des films Deux frères et Gladiator, aux Vikings en passant par le Mousquetaire de Richelieu, c’est l’âme de la France qui est dépeinte au Puy du Fou. Espace dédié au spectacle c’est aussi un espace de vie où 80 oisillons, issus des 52 espèces d’oiseaux présentes au Puy du Fou, naissent chaque année et vont animer le Parc. Pour cette édition anniversaire et son spectacle, l’Odyssée du Puy du Fou, c’est la maestria d’une prouesse technologique qui chavire les imaginations : un rideau d’eau « sculptée », avec le concours de 140 geysers jaillissant à 30 mètres de hauteurs sur 380 mètres de longs. Des images sont projetées sur ce mur lui donnant vie. Dans le carrousel du Puy du Fou, grand comme trois fois le Zénith de Paris, c’est la grande équitation qui épaule le flamenco de Séville et les alexandrins de Rostand. Dans un lac proche c’est un Drakkar vikings qui attend de surgir des flots où il est maintenu prisonnier par 8 mètres de fonds. Plus loin c’est une machine de siège du Moyen-Âge déplacée par le même système que la fusée Ariane en Guyane.

Le verdict des spectateurs, des petits comme des grands, est sans appel « on reviendra l’année prochaine ». De l'imagination fertile de Philippe de Villiers d'autres créations seront nées. Il en est ainsi chaque année depuis 30 ans.

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