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26.05.2008
Engagement
La France va prendre la présidence de l’Union Européenne pour six mois. Inutile de s’appesantir sur le fait que cela n’a aucune importance autre qu’honorifique puisque l’Europe n’arrive pas à fonctionner habituellement et que les problèmes de violations des souverainetés nationales ne se traitent pas en six mois.
Pourtant cette présidence française peut être l’occasion de mettre un terme au déshonneur que font peser sur chacun de nous les européistes en discutant avec les Turcs. Dans le langage européen « discuter » signifie préparer activement l’adhésion de la Turquie et surtout lui donner des milliards d’euros.
Alors de quoi parlons nous lorsque nous parlons de la Turquie ?
Pour donner un élément de réponse je vous conseille un livre. Il s’agit de l’ouvrage de l’historien britannique Arnold J. Toynbee « Les massacres des Arméniens : le meurtre d’une nation 1915-1916 ».
On soulève le voile du négationnisme grâce à cet excellent travail de Toynbee. Je vais lui laisser la parole car il est limpide et juste.
« Les déportations furent délibérément conduites avec une brutalité calculée pour provoquer le maximum de victimes en route. Là est le crime; et l’étude que j’y consacrai laissa dans mon esprit une impression qui ne fut pas effacée par le génocide commis avec encore plus de sang-froid, et sur une plus grande échelle, pendant la Seconde Guerre mondiale par les Nazis »
La Turquie est un Etat génocidaire et négationniste depuis presque un siècle.
« Le caractère abominable des deux grandes guerres du XXe siècle s’aggrave encore par le génocide (c’est-à-dire l’extermination massive des populations civiles) auquel elles ont donné lieu. Au cours de la Première Guerre mondiale, les Turcs ont commis le génocide contre les Arméniens ; au cours de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands ont commis le génocide contre les Juifs »
Il y a dans l’Histoire des phrases qui sont enfouies, des faits qui sont inconnus du grand public. Souvent c’est le pouvoir politique qui dicte aux historiens porteurs de peu d’éthiques ce qui peut se dire et les domaines où il est possible de travailler.
Toynbee était un excellent historien. Il n’a pas eu peur de faire rejaillir cette terrible phrase. Cette phrase qui signait l’oubli de l’horreur et l’horreur de nouveau.
Cette phrase fut prononcée à l’été 1939 par Hitler qui s’apprêtait à envahir la Pologne. A l’un de ses officiers qui s’inquiétait de ses projets futurs il rétorqua avec amusement « Qui donc se souvient aujourd’hui des Arméniens ? »
Combattons tous ensembles cette Europe qui prétend s’allier aux génocidaires turcs et construisons l’Europe des Nations. Nous avons déjà gagnés ensemble, aujourd'hui nous pouvons et nous devons de nouveau vaincre.
19:17 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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