17.05.2008

OGM

Depuis l’origine, Philippe de Villiers a fait du Mouvement Pour la France un parti soucieux du développement durable. C’est un sujet qui m’intéresse très fortement et la polémique actuelle sur les OGM au Parlement m’interpelle.

 

Directement impliqué par le naufrage de l’Erika, la Vendée s’est portée partie civile dans le procès des victimes de la marée noire contre Total. Philippe de Villiers lui-même n’avait pas craint de se joindre aux équipes qui nettoyaient les plages sinistrées.

 

En 2004 il signe un réquisitoire contre Bayer et BASF dans l’affaire du Gaucho et du Régent « Quand les abeilles meurent, les jours de l’homme sont comptés » en empruntant à Albert Einstein sa fameuse formule où celui-ci indique que l’abeille est le vecteur de pollinisation de l’agriculture, mais aussi de plusieurs milliers d’espèces végétales nécessaires à la faune sauvage et au maintien de la biodiversité. Le livre se vend à plus de 100.000 exemplaires. Les soutiens affluent de toute la France et viennent corroborer ses dires. Les choses bougent ! Le 23 février 2004 Bayer est mis en examen par un juge de Saint-Gaudens suite à un dépôt de plainte des apiculteurs de Haute-Garonne et du Gers. Le Régent est interdit à la commercialisation. Pourtant les stocks pourront être vendus. C’est donc en 2005 que les effets de l’arrêt de la vente du Régent pourront se mesurer. Ils ne se font pas attendre : les abeilles recommencent à se multiplier ! Il reçoit alors le soutien de ceux qui l’attaquent ordinairement et le site Grainvert, proche de la Confédération Paysanne de José Bové, l’assure de son « Total soutien ! ». Le 28 avril 2006, le Conseil d’Etat rejette le recours formé par BASF pour obtenir l’annulation du décret de 2004 interdisant l’usage du Régent.

 

Engagé pour la préservation de notre qualité de vie et notre environnement, Philippe de Villiers ne cache pas ses doutes à propos de la filière nucléaire. Non pas tant sur la production de l’énergie elle-même d’ailleurs que sur la production des déchets dont il n’est pas loin de penser qu’elle obère la filière dans son ensemble. Se fondant sur la durée de vie des déchets, 24.000 ans pour ceux que nous enfouissons, et la désagrégation de la mémoire collective que l’on perçoit parmi les jeunes générations, il s’interroge sur la planète minée par ces bombes à retardements que nous allons transmettre.

  

Après avoir fait le diagnostique, il faut agir. Et le président du Mouvement Pour la France agit vite et bien ! Entre 1990 et 2005 il a planté pas moins de 5 millions d’arbres en Vendée au terme d’une politique coordonnée avec les communes. Quatre mille kilomètres de nouvelles haies ont vu le jour et plus de mille hectares de bosquets ont surgi de terre. Il a créé 85 « espaces naturels protégés » en quinze ans regroupant plus de deux mille hectares de marais, d’étangs ou de rivières, de bois ou de forêts, pour la conservation de la flore et de la faune.

 

C’est dans le cadre de cette politique du développement durable que Philippe de Villiers vient de présenter un plan « Vendée sans OGM » qui prévoit de mettre en place un contrôle scientifique et des aides importantes en faveur de l’agriculture biologique dont les surfaces devraient doubler en cinq ans. Un label « sans OGM » sera créé et pourra figurer sur le produit si le producteur le souhaite après examen de la commission de labellisation. Par ailleurs le Conseil Général de Vendée versera une aide supérieure à celle de l’Etat aux producteurs qui feront le choix du bio avec pour objectif de compter 23.000 hectares de « bio » dans cinq ans. Philippe de Villiers reconnaît par ailleurs que le projet de loi sur les OGM comporte des avancées, mais n’apporte pas suffisamment de garanties, notamment en avalisant la culture OGM en plein champ.

 

Commentaires

Le MPF et CPNT partagent depuis toujours l'idée d'une défense de l'environnement en harmonie avec l'activité humaine et réciproquement.
A ce niveau-là, cette alliance relève vraiment d'une convergence intellectuelle.

Ecrit par : JEAN DU TERROIR | 05.05.2009

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