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09.05.2008
Un gendre pas si parfait
Olivier Besancenot est un bobo. C’est une construction médiatique qui traduit deux travers de notre société : le parisianisme et le romantisme. Historiquement Paris possède une influence politique disproportionnée sur le pays. Les Parisiens sont victimes de ce que chaque pas dans Paris est une plongée dans l’Histoire. Il en découle que les Parisiens, et les journalistes, écrivent la vie politique comme un roman. En France on fait de la politique comme on fait de la littérature. Il faut donc des personnages intéressants ou du moins qui paraissent comme tels à ceux qui écrivent la vie politique. Prenez un fils de bourgeois qui trouve que le socialisme douillet de ses parents l’est un peu trop et qui veut aller plus loin, plus dur, pour se sentir exister, ajoutez une organisation qui fait du meurtre de masse un but politique et vous commencerez à déchirer la toile de l’araignée. Si le fils de bourgeois peut cultiver, à trente ans passés, une apparence extérieure de jeune adolescent vous déclenchez la fibre romantique des commentateurs de la vie politique. Si en plus il est le gendre du patron de l’organisation en question, Alain Krivine, sa carrière dans le parti est solidement assise. Pour améliorer encore la chose cachez votre famille de manière à passer pour le gendre idéal. Si vous ajoutez à cela une profession qui à la sympathie de l’opinion, facteur, vous prenez une allure de nouveau Gavroche qui vous correspond peu mais qui est utile. Enfin si votre épouse peut avoir de très solides relations dans la presse et coacher votre image cela ne peut que vous servir. Adoptez le langage correspondant à votre image et mettez le au service d’un « franc-parler » qui plaît à votre électorat-cible qui à entre 13 et 15 ans et vous avez de bonnes chances, en France, d’être Olivier Besancenot.
Maintenant que la communication est mise à jour, intéressons nous au contenu politique du sieur Besancenot. Lui-même n’a jamais été, en aucune occasion et en aucune ville ou circonscription de France, candidat à une élection de la République Française. Généralement le fait qu’un leader politique se présente au suffrage des Français est une pratique acceptée dans nos usages habituels. Mais voilà Olivier est un anti-parlementariste qui à sa dignité. Va-t-il jusqu'à l’anti-républicanisme ? Certes et il ne s’en cache pas :
- Rêvez-vous toujours du grand soir ?
- Je milite pour la Révolution.
- C'est-à-dire pour une insurrection armée ?
- C'est à la population d'y arriver d'une manière ou d'une autre (…)
Olivier réunit donc deux des conditions habituelles qui identifient un leader extrémiste, à savoir antiparlementarisme et antirépublicanisme. La troisième condition est l’antisémitisme. Olivier Besancenot est il antisémite ? Il est vrai qu’il tient des propos très controversés et les dérapages sont nombreux, à l’instar de la fameuse affaire où Roger Cukierman, ancien président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), avait effectivement jugé que le trotskyste est antisémite.
Olivier Besancenot est donc un pantin au service d’idéologues extrémistes, son beau-père par exemple, auquel il prête son image afin de faire avancer une idéologie de mort.
Jean-François Revel disait : « Le Communisme c’est le Nazisme, le mensonge en plus ».
19:45 Publié dans Vie publique nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
De mieux en mieux, on se permet d'évoquer d'éventuelles poursuites judiciaires alors que dans le meme blog M.Besancenot est accusé à demi-mot d'antisemitisme...
C'est pas mal du tout ca
Citer autrui est bien commode pour éviter d'assumer la responsabilité de ses paroles...
Ecrit par : blasé | 14.05.2008
Il n'est pas accusé à demi mot d'antisémitisme. Il l'a été de manière la plus explicite du monde par l'ancien président du CRIF.
En ce qui me concerne je n'ai pas pris position comme vous pouvez le lire.
Ecrit par : Gautier Jeannot | 14.05.2008
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