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27.04.2008

Déshonneur à Noyon

De terribles et ignobles propos viennent d’être tenus, ou plutôt réitérés, ces derniers jours par une personne que je ne citerai pas car c’est exactement ce qu’il cherche et ce serait faire son jeu. On peine et on répugne à ne devoir choisir qu’un ou deux qualificatifs pour ces paroles tant l’écrit se prête mal à la transmission de l’émotion que ces paroles inspirent.

Outre que la vérité historique ne se satisfasse pas de ces thèses négationnistes il est évident que chaque responsable politique, qu’il soit de gauche républicaine, du centre ou de droite républicaine, doit condamner sans réserve et avec sévérité. Je les condamne donc et je souhaite que la Justice soit rendue.

Aujourd’hui, à Crépy-en-Valois, aura lieu la cérémonie en souvenir de la Déportation. Je ne pourrai malheureusement pas y assister car je dois assister à une cérémonie commémorant le génocide arménien à la même date mais les deux souvenirs se mêleront en ma pensée.

Ces deux mémoires se rappellent à nous en cette semaine pleines d’émotions et contribuent à nous fortifier dans la lutte contre les extrémistes, qu’ils soient de gauche ou de droite et souvent des deux tant il est vrai que la politique est une sphère et non un échiquier et que les extrêmes se touchent.

Je suis donc en mesure de vous annoncer qu’une lettre publique a été adressée à Patrick Deguise, le Maire PS de Noyon qui aurait fait alliance avec le Front National. Elle sera bientôt publiée et vous serez sans doute tenus au courant des suites de l’affaire par les médias régionaux.

Patrick Deguise doit prendre ses responsabilités au moment même où la nature de sa probable alliance se rappelle à tous de manière aussi douloureuse. C’est aussi l’honneur et la crédibilité de sa formation qui sont en jeu.

24.04.2008

Hommage à toi, Hayastan

Aujourd’hui, 24 avril, en ce jour qui commémore la mémoire du génocide arménien, je veux rendre hommage à ce grand peuple blessé dans sa chair mais dont la dignité, la fierté et l’espoir sont des exemples sans équivalents pour les nations qui souffrent de la Barbarie partout dans le monde.

Aujourd’hui c’est l’âme d’un peuple martyr, d’un peuple dont le courage est légendaire, qui s’exprime à travers le cri plein de dignité et de retenue qui raisonne dans notre pays. Partout en France ce jour nous rappelle à notre devoir d’êtres humains, à nos devoirs de ne jamais accepter l’horreur, de ne jamais pactiser avec des monstres, de ne jamais nous lier d’amitié avec un Etat génocidaire et négationniste et de lutter pour la liberté et la vérité.

En 1915, les Turcs ont planifiés de manière très précise la disparition d’un peuple entier, le massacre total d’une nation. Ils sont entrés dans les villes, dans les villages et ont tués sans s’arrêter durant des semaines, durant des mois. Ceux qui étaient parvenus à s’enfuir se voyaient traqués comme des animaux, ceux qui n’avaient pas été tués furent vendus comme esclaves et déportés dans des camps de concentrations en Syrie. Ce qui arriva aux femmes ne peut pas être qualifié, il faut lire les récits des survivants pour approcher l’idée de ce qui se passa. Plus de quatre vingt pour cent du peuple arménien fut rayé de la carte.

 

Depuis cette date nous assassinons chaque jour à nouveau les martyrs. Nous les assassinons aussi sûrement que leurs meurtriers turcs lorsque nous laissons se terminer un jour de plus sans que nous ne fassions rien pour faire reconnaître leurs mémoires. Nous les tuons aussi sûrement que la Turquie génocidaire l’a fait lorsque nous les oublions. Nous sommes complices des bourreaux lorsque nous oublions leurs victimes, nous ne valons pas mieux que les monstres lorsque nous les fréquentons.

La réforme de la Constitution française admet qu’il ne soit plus obligatoire que l’adhésion à l’Europe d’un nouvel Etat soit précédée par un référendum. La Turquie , qui nie le génocide arménien depuis presque un siècle et continue à agresser l’Arménie en la maintenant sous embargo économique, pourrait ainsi rejoindre la France , pourrait ainsi nous rejoindre, sans que le peuple ne puisse s’y opposer. Je demande à chacun : pourriez vous encore vous regarder dans la glace ?

17.04.2008

Scandale en Picardie

C’est sans doute le plus grand scandale politique en Picardie depuis les Régionales de 1998. Le Maire PS de Noyon, Patrick Deguise, vient d’être élu Président de la Communauté de communes du Pays Noyonnais en ayant fait entrer le représentant régional du Front National dans cette instance intercommunale. L’ancien maire de droite de Noyon, Pierre Vaurs, n’avait jamais autorisé une telle compromission et le candidat de la droite aux dernières municipales, le député François-Michel Gonnot, s’était lui aussi refusé à une alliance avec le FN. La gauche à réussit le tour de faire avancer le FN et de lui ouvrir les portes de l’intercommunalité noyonnaise. C’est le seul et unique cas en Picardie où un maire socialiste donne délibérément, sans que rien ne l’y oblige, un siège de représentant communal à un cadre Front National. Le doute ne semble plus de mise. La gauche vient en effet d’inaugurer une alliance avec le FN en Picardie. C’est un évènement très grave pour notre région et la mobilisation doit être totale afin d’empêcher que ces alliances ne perdurent et ne se développent partout en France.

 C’est pourquoi j’invite les Républicains, responsables politiques et citoyens fiers de la Picardie et soucieux des valeurs républicaines de notre Région, de gauche, de droite, du centre, à se mobiliser et à demander que Patrick Deguise fournisse des explications à propos de ses relations avec le Front National. Le PS départemental devra aussi se positionner par rapport à l’attitude de son élu et le sanctionner ou le conforter dans cette alliance.

 Dans le cas où Patrick Deguise refuserait de donner ces explications, nous demanderions sa démission officielle et immédiate du poste de Maire de Noyon

15.04.2008

L'affaire Patrick Deguise

 Depuis aujourd’hui Michel Charasse, Sénateur PS et ancien ministre de François Mitterrand a vu sa suspension du PS devenir effective pour une sombre affaire de non-respect du vote des militants dans une investiture. Chose banale dans un PS où chaque fédération est en réalité en guerre interne et où les leaders ne craignent pas de savonner la planche pour le « camarade » d’à côté. Ainsi le PS de l’Oise, en faillite aux dernières nouvelles, voit deux factions s’opposer depuis des années. L’une est dirigée par Yves Rome, Président du Conseil Général de l’Oise, et s’affiche sans complexe comme proche d’un certain nombre de groupuscules d’extrême-gauche avec lesquels son lieutenant Laurence Rossignol ne craint pas de frayer et de passer la ligne rouge en prenant certains membres de ces partis sur sa liste aux municipales à Compiègne. Yves Rome juge ainsi que les extrêmes, pourvu qu’ils soient de gauche, sont fréquentables. Je dois avouer que je suis mal à l’aise avec l’idée que le dépositaire de l’autorité d’une Collectivité Territoriale de la République Française puisse entretenir des relations avec des groupes d’extrême-gauche, soit des forces de l’antiparlementarisme et du totalitarisme. Le PS doit clairement afficher s’il soutient les alliances nauséabondes de ses responsables ou s’il a lancé une procédure disciplinaire d’exclusion de ces mêmes responsables. A l’instar de Georges Frêche, ancien Président socialiste de la Région Languedoc-Rousillon, exclu en 2007, les dérapages électoraux doivent être suivis de conséquences. L’autre faction regroupe le centre-gauche et ne dispose pas du pouvoir départemental.

Il faut aussi faire toute la lumière sur l’affaire de Noyon et chercher à savoir si le PS à passé une alliance préélectorale avec le Front National afin d’empêcher la victoire du candidat de droite. Objectivement chacun sait dans la vie politique, même si ce n’est pas forcément publiquement verbalisé, que le Front National est une pièce maîtresse de la stratégie du PS, depuis plus de vingt ans, et qu’il joue son rôle en faisant chuter des candidats de droite à chaque élection. C’est son unique raison d’être depuis que François Mitterrand, qui connaissait bien ces milieux nationalistes, l’a tiré du néant pour en faire ce qu’il est aujourd’hui, c’est à dire la machine à faire perdre la droite. C’est le schéma classique, intégré et inchangé depuis des années. La réelle spécificité de cette ténébreuse affaire de Noyon réside dans le soupçon d’une collusion, avant le premier tour, verbalisé entre les leaders PS et FN et donnant lieu à une contrepartie pour son allié en cas de victoire du candidat socialiste. En effet le soupçon d’une entente est fondé dès l’instant où le maire PS de Noyon, Patrick Deguise, dont la majorité au Conseil Municipal lui donne le droit de désigner les élus de Noyon à la Communauté de Communes du Pays Noyonnais, fait entrer de sa propre volonté le conseiller municipal FN dans cette instance intercommunale.

Cette affaire est comparable à celle des Régionales de 1998, et si Patrick Deguise refusait de s’expliquer alors l’ensemble de la classe politique isarienne devrait demander la démission immédiate de Patrick Deguise. Le PS pourrait être tenté de soutenir son élu et d’essayer d’étouffer l’affaire et le scandale qui monte, mais les Isariens le sauraient et sauraient s’en souvenir.

14.04.2008

Le Tibet et l'Europe

Depuis quelques semaines le Tibet est au cœur de l’actualité politique. Les Jeux Olympiques sont l’occasion d’ouvrir une fenêtre sur la Chine et sur la dramatique situation du peuple tibétain. Des personnes venant de divers horizons se mobilisent pour crier leurs indignations contre l’occupation chinoise du Tibet. Jusque là tout va bien pour tout le monde. C’est le consensus qui permet de rassembler le plus de monde car il est formidablement plat et très intelligemment pensé. En effet dans la surenchère condamnant la Chine et émanant de gens aussi insensés que le vieux Cohn-Bendit et le Reporter Sans Frontières, mais de préférences pas celles de la Chine où ce serait dangereux, Robert Ménard, on en oublie le fait le plus important de cette affaire. La Chine est un Etat Communiste. Le Communisme est mort mais il continue de tuer. Ainsi un Daniel Cohn-Bendit, vieillard héroïque et idole d’une partie d’une génération, retrouve ses jambes de vingt ans et habille pour l’hiver la Chine Communiste. « Dany le Rouge », dont les cheveux sont devenus blancs sous le harnais inconfortable des honneurs du Parlement Européen entre grosses indemnités et inaugurations diverses, n’a peur de rien et surtout pas de vouer aux gémonies ceux qu’il adorait hier. C’est le tour de force de cette affaire tibétaine. Les anciens jeunes, actuels vieux, qui disaient se battre au nom du Communisme le jettent plus bas que terre aujourd’hui. C’est la gauche caviar, aile droite du PS, qui ne craint pas de briser les reins de son désuet allié PCF sous la canne de sa vindicte. Car de son côté le PCF ne relève pas la tête et se fait inaudible, invisible, inexistant. Même la suprême insulte de la prise du Conseil Général de Seine-Saint-Denis par les socialistes n’a pas eu l’air de les exaspérer.

Entre les socialistes qui attaquent le Communisme sans oser franchir l’interdit intellectuel, sans oser verbaliser le mépris que la vieille idéologie leur inspire et les derniers communistes qui n’osent pas prendre position de peur de se faire taper sur les doigts électoralement, c’est l’hypocrisie qui domine dans cette crise tibétaine.

 

Il est vrai que tout ceci n’est pas très important puisque de toute manière c’est la Chine qui domine l’Union Européenne et pas le contraire. Comment pourrait il en être autrement depuis que toutes nos entreprises délocalisent en Chine pour résister à la traîtrise de l’Europe qui refuse obstinément de remonter les taxes sur les marchandises chinoises vendues sur le territoire de l’Union. De cette manière les produits chinois, produits dans des conditions terribles et à des coûts infimes, balayent littéralement toutes nos entreprises qui doivent licencier et s’expatrier, laissant régions sinistrées et familles détruites dans la désolation.

L’argument systématiquement opposé par les eurofédéralistes se résume à agiter le spectre d’une possible hausse des taxes chinoises sur nos propres produits en représailles. En réalité c’est simplement ridicule car les Chinois ne peuvent pas augmenter des taxes qui sont déjà plus du double de celles que nous leurs imposons. L’Europe de Bruxelles accélère la destruction des économies européennes au lieu de chercher à les défendre. Pourtant on ne peut pas trop en vouloir à l’Europe car quand les 27 sont tous d’accords en général c’est pour ne rien dire. Pour arrêter l’hémorragie des délocalisations et faire respecter la parole des Européens il faut l’Europe des Nations, nous avons besoin de l’Europe des Nations pour créer un partenariat continental efficace et dont les avis ne sont pas ignorés par les dictatures comme la Chine.

International

Ce blog ne traitera pas d'évènements internationaux. Ce n'est pas son but. Pourtant, ce matin en lisant le Figaro j'ai lu un article très préoccupant sur la manière dont les Albanais du Kosovo traitent leurs prisonniers Serbes. Immédiatement j'ai pensé que le fossé qui sépare ce qui se passe réellement dans le monde de la manière dont les médias en rendent compte, uniformément, n'est pas un fossé mais plutôt un gouffre abyssale.

Récemment partout on à vu la condamnation de la Serbie, accusée de s'opposer au séparatisme du coeur même de l'Etat. Mettons en perspective que si l'Ile de France demandait son indépendance il ne faudrait pas compter sur nos alliés " européens " pour parler dans notre sens visiblement. A contrario les Albanais du Kosovo, devenus majoritaires du fait de l'immigration, sont partisans d'une " Grande Albanie ". Au XXe siècle le Japon fut lui même partisan d'un " Daï Nippon " ( Grand Japon ) et l'Allemagne d'une " Grande Allemagne ". Il semble qu'au lieu de créer un Etat, dans des conditions illégales il faut le rappeler, nous ayons plutôt aidés à créer une nouvelle puissance dominatrice sur la région explosive des Balkans. Il y a aussi un certain nombres d'influences extérieures très, euphémisme, dangereuse qui s'exercent dans une totale impunité au Kosovo. Là encore les médias n'en parlent pas. Les intérêts financiers, non pas de la France car les intérêts de la France ne sont pas d'encourager la partition du continent européen, de grands groupes s'en trouveraient peut être affectés.

 Voici l'article :

 

Selon l'ex-procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie Carla Del Ponte, plusieurs hauts responsables Albanais du Kosovo ont organisé le meurtre de centaines de prisonniers serbes, dont les organes étaient ensuite revendus.

Des prisonniers systématiquement dépouillés de leurs organes quitte à les tuer, leurs reins, leurs poumons revendus à l'international, c'est le scénario de film d'horreur que révèle l'ex-procureure du Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie Carla Del Ponte dans un livre à paraître dans le mois.

Selon la procureure, qui a traqué durant huit ans les criminels de guerre de l'ex-Yougoslavie, environ 300 prisonniers, dont des femmes, des Serbes et d'autres ressortissants slaves, ont été transportés au courant de l'été 1999 depuis le Kosovo jusqu'en Albanie où ils étaient enfermés dans une sorte de prison.

Là, «des chirurgiens prélevaient leurs organes. «Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l'aéroport de Tirana vers des cliniques à l'étranger pour être implantés sur des patients qui payaient», écrit Carla del Ponte dans «La chasse, moi et les criminels de guerre». Et, précise-t-elle, leurs bourreaux n'hésitaient pas à aller plus loin. «Les victimes privées d'un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu'au moment où elles étaient tuées pour d'autres organes».

De hauts dirigeants Albanais du Kosovo impliqués

 

Toujours selon Carla del Ponte, «les dirigeants d'un niveau intermédiaire et élevé de l'UCK étaient au courant et étaient impliqués de manière active dans la contrebande des organes». Or, les responsables de l'organisation indépendantiste kosovare à l'été 1999 étaient Agim Ceku, Premier ministre du Kosovo de mars 2006 jusqu'en janvier 2008, et Hashim Thaçi, actuel Premier ministre.

Si les informations de la procureure sont exactes, le scandale est donc énorme. Mais, comme elle l'avoue elle-même, ses sources, des «journalistes fiables» et des membres de l'ONU, ne suffisent pas à enquêter. Elle déplore d'ailleurs, les «violences contre les témoins» prêts à évoquer les crimes de l'UCK durant la guerre du Kosovo.

Le livre de Carla Del Ponte a déjà fait du bruit. Notamment en Suisse, dont l'ex-procureure est ambassadrice en Argentine. Berne a interdit à Del Ponte de présenter son ouvrage en Italie, estimant qu'il était incompatible avec son statut.

13.04.2008

Le Mystère Villiers

1233987322.jpgJe rajoute à ce blog une section Littérature même si je regarde avec une très grande réserve le fait que les politiques puissent conseiller les citoyens à ce propos et faire entrer leurs livres de chevets dans la vie publique, pourtant le livre que je vous présente traitant avant tout de politique, il me semble qu’il est tout à fait opportun d’attirer votre attention sur lui.

 Ce livre c’est « Le Mystère Villiers » des journalistes de Valeurs Actuelles Eric Branca et Arnaud Folch. Paru en 2006 aux Editions du Rocher, « Le Mystère Villiers » est une biographie de Philippe de Villiers. Il entraîne le lecteur à résoudre l’énigme que la classe politique, de droite comme de gauche, admirateurs et adversaires confondus, se pose depuis maintenant plus de vingt ans : l’énigme Philippe de Villiers.

 De ses origines de petit noble désargenté de province à son entrée à l’ENA, de la création du Parc du Puy du Fou à ses premières fonctions ministérielles dans le gouvernement Chirac, de sa démission du poste de Sous-préfet de Vendôme refusant de servir François Mitterrand à sa prise du Conseil Général de Vendée, de son combat contre la corruption politique au procès de « l’Erika » où il inscrit la Vendée comme partie civile, de la défaite de Maastricht en 1992 à la victoire sur la Constitution Européenne en 2005, de son adhésion à l’UDF à la fondation du Mouvement pour la France , des victoires Européennes de 1994 et 1999 aux défaites de 1995 et 2004, des moments de doutes au courage de se relever sans cesse, des tentations de la classe politique aux camouflets qu’il lui inflige, du mépris dont une certaine élite intellectuelle l’accable aux hommages d’Yves Montand, Jean Piat, Alexandre Soljenitsyne et Alain Delon, de l’amour passionnel de la France aux trahisons de Jacques Chirac et à la rupture avec lui, des insultes les plus basses dans la presse de gauche aux félicitations privées de Chevènement, Chirac, Sarkozy et Séguin et aux louanges dans la presse de droite, des tentatives d’assassinats politiques par sa propre famille politique aux échecs répétés de ses ennemis, des sentiments ambivalents qu’il fait naître à gauche aux passions qu’il soulève à droite, c’est le sens même du Villièrisme qui se révèle à chacun à travers ce livre.

 

Présentation de l'éditeur
Philippe de Villiers, l'enquête. Au milieu des années 1980, on le qualifiait de "gauchiste de droite" parce qu'il plaçait le fait culturel au premier plan de ses préoccupations en un temps où triomphait l'idéologie du "tout gestionnaire". Vingt ans plus tard, on le dit "populiste" parce qu'il dénonce les dangers que fait peser sur nos libertés fondamentales, "l'islamisation" de la société. Entre temps, on l'aura vu sur tous les fronts: s'attaquant à la corruption politique - ce qui lui vaudra autant d'ennemis à droite qu'à gauche - ou dénonçant en 1992, le traité de Maastricht (au nom de cette "autre Europe" que plébisciteront les Français lors du referendum de 2005) ; déclarant la guerre aux bateaux poubelles qui polluent nos côtes ou interpellant les multinationales de l'agrochimie à propos des neurotoxiques qu'elles imposent à l'agriculture, au risque d'éradiquer des centaines d'espèces. Philippe de Villiers finira-t-il broyé par tant d'insolence ou l'élection présidentielle lui offrira-t-elle l'occasion de récolter les fruits de son obstination à creuser son sillon? Avant que ne s'engage le grand tournoi de 2007, il était temps de s'intéresser, autrement que par des clichés, à ce personnage aussi irritant qu'attachant. Irréductible, en tout cas, aux catégories ordinaires du jeu politico-médiatique.

12.04.2008

Alexandre Soljenitsyne

1922520703.jpgIl y a un grand écrivain russe que j’ai découvert récemment et à qui je veux rendre hommage pour la liberté et l’espoir que porte son œuvre. Cet homme c’est Alexandre Soljenitsyne.

Sa vie entière est le symbole de la lutte de la liberté contre le totalitarisme, de la démocratie contre la dictature, de la vie contre l’horreur. Né en Russie en 1918 il est condamné en 1945 à 8 ans de prison dans les camps soviétiques pour avoir critiqué Staline. Il en sort en 1953 et se voit exilé au Kazakhstan. En 1956 il est réhabilité. En 1962 c’est son premier grand succès « Une journée d’Ivan Denissovitch » qui lui assure une renommée internationale. La censure s’abat rapidement sur lui et il ne perçoit son Prix Nobel de Littérature, décerné en 1970, que quatre ans plus tard après son expulsion d’URSS. En 1973 il fait paraître à Paris une de ses plus grandes œuvres « L’Archipel du Goulag » décrivant la nature totalitaire du système communiste et le système concentrationnaire du Goulag. Il décida la parution de ce livre après qu’une de ses aides ait été retrouvée pendue par le KGB alors qu’elle avait donnée la cachette où reposait un des manuscrits qui fut bien entendu détruit. Heureusement une copie de l’ouvrage avait été envoyée en Occident et il fut publié. Néanmoins Alexandre Soljenitsyne échappa à une tentative d’assassinat en Août 1971 et fut déchu de sa citoyenneté et expulsé d’URSS. Il s’installa en Suisse puis aux Etats-Unis où il donna de nombreuses conférences et où il continua à écrire. En 1994 il rentre en Russie via la France où un de ses amis, Philippe de Villiers, l’invite à inaugurer le mémorial des Lucs-sur-Boulogne en 1993. Philippe de Villiers, Président du Conseil Général de Vendée, décidera d’ailleurs qu’un Collège de Vendée portera le nom de son ami, héraut de la lutte pour la liberté et les droits de l’homme. C’est chose faite en Septembre 2005, date de l’inauguration du Collège Alexandre Soljenitsyne d’Aizenay en présence du fils de l’écrivain. Philippe de Villiers dira de lui à cette occasion « toute la force du message de Soljenitsyne, dont le courage et l'intégrité, le combat contre le mensonge et pour les droits de l'homme constituent, pour les élèves et les professeurs de cet établissement, un exemple dont ils peuvent être légitimement fiers ».

 Selon son biographe D. M. Thomas, « Soljenitsyne a contribué à faire tomber la plus grande tyrannie que le monde ait jamais connu. Aucun autre écrivain du XXe siècle n'a eu une telle influence sur l'Histoire. »

 Ces avis sont aussi miens et pour conclure je veux vous rappeler ce que disait Jean-François Revel et que je partage : « Je n'ai pas combattu le communisme au nom des idées libérales ; je l'ai combattu au nom de la dignité humaine »

Le combat des chefs

Au PS on écrit quand ça va mal. Et là force est de constater que ça semble très mal aller car depuis quelques jours l’avalanche littéraire est de retour. Les députés Dray, Moscovici, le strauss-kahnien Huchon, et même André Vallini. Traumatisés par leurs récentes victoires, obtenues en dépit d’eux et de leurs efforts pour démontrer qu’il y a autant de socialistes que d’avis différents, les « secrétariables » commencent à sortir les cordes et les couteaux. Jean-Luc Mélenchon lorgne vers la porte de sortie et se demande avec quels meubles il pourrait partir, c'est-à-dire s’il serait capable de délester le PS de son aile gauche. L’inénarrable Marie Ségolène Royal ourdit sans doute en secret quelques mauvais coups et entasse les fagots du bûcher expiatoire où se consumeront les socialistes coupables de s’opposer à elle. Comme toujours lorsqu’il s’agit de Royal il faut décoder et démêler une phrase en apparence banale pour n’importe quel citoyen, de la menace qu’elle contient pour les opposants socialistes, ainsi chacun se souvient de son « Pardonnez leurs car ils ne savent pas ce qu’ils font » qui contenait en creux un très explicite «  Ne leurs pardonnez surtout pas car ils savent ce qu’ils font ».

Le problème des socialistes ce n’est pas tant qu’ils s’écharpent, ni même qu’ils le fassent de manière publique, leurs problèmes c’est que la guerre au sommet prend l’ascenseur et redescend tout les étages. Par contagion les alliés communistes et verts s’y mettent aussi chez eux et où que vous portiez le regard vous contemplez le désolant spectacle de la politique politicienne. Ainsi la majorité de gauche au Conseil Général de l’Oise a été secouée par une chasse aux sorcières interne contre un conseiller général de gauche accusé d’avoir voté pour la droite. Même l’échelon communal n’est pas épargné et au Conseil Municipal de Crépy-en-Valois des membres de l’opposition ont dernièrement votés certaines délibérations avec la majorité alors que leur leader votait différemment.

Dans ce climat où la gauche républicaine est en crise et ne joue pas son rôle d’opposition les extrêmes peuvent se renforcer. Ainsi la gauche anti-républicaine a vu ses positions progresser aux dernières municipales. L’aile gauche et l’aide droite du PS n’ont rien, sinon un logo, en commun et se neutralisant mutuellement, jouent la partition des forces du totalitarisme de gauche. L’intérêt de la République et des Républicains, de toutes origines politiques, se trouve dans la résolution rapide de la guerre au PS afin que celui-ci puisse reprendre sa place dans l’opposition. 

 Le Cardinal de Retz avait coutume de dire : « Il faut parfois changer de parti pour n'avoir pas à changer d'avis ».

11.04.2008

La réponse vient de l'Aisne

  Pour la première note de ce blog, j’ai choisis de mettre en pratique ce que je me proposais de réaliser dans le billet de présentation, c'est-à-dire scruter le passé politique pour y chercher une lumière peut être plus vive, en tout cas différente, afin d’éclairer les actions des politiques aujourd’hui.

Les semaines passées ont vus se dérouler en France les élections municipales et cantonales. A Crépy-en-Valois il y avait une liste de gauche et une liste de droite, chose bien naturelle dans une démocratie. Pourtant une seule et même élection peut signifier des choses différentes selon l’acteur politique qui l’envisage. Ainsi la gauche crépynoise avait appelé très explicitement et publiquement à sanctionner Nicolas Sarkozy en votant pour elle, selon une logique assez déroutante confondant l’Etat et la Commune. Naturellement surpris par le propos, j’étais bien sur attentif à une éventuelle explication ou justification de cette singularité improbable. Elle ne vint pas et on peut lancer l’hypothèse qu’elle ne serait jamais venue si un homme n’avait eu le courage de la formuler.

 

Cet homme est un membre du Parlement, député apparenté-PS de la Première Circonscription de l’Aisne et il se nomme René Dosière. Je le cite :

 

« Vingt cinq ans de décentralisations n'ont pas modifiés la vision politique de la vie locale. Pour la gauche l'enjeu consiste à sanctionner la politique du gouvernement, cette nationalisation du débat local, quand on a été acteur de la décentralisation, ne constitue pas un progrès démocratique »

                                     Le Courrier Picard, Mars 2008

                                              

     Le député apparenté-PS nous livre là une idée intéressante : la gauche envisagerait l’ensemble des élections locales comme des sanctions au gouvernement de la France. L’idée est dérangeante car elle voudrait dire que la gauche fait de la politique au rabais, sans aucun projet, et qu’elle doit ses victoires, quand victoire il y a, à un mécontentement et non à une adhésion. Un vote protestataire et stérile en somme. Une idée dérangeante donc car la démocratie vaut mieux, les Français méritent mieux que ces procédés. Mais la justesse de l’analyse du député Dosière étreint le citoyen qui regarde la vie politique de ces dernières années et se souvient des Régionales de 2004 et s’interroge sur les Municipales et Cantonales 2008.

 

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