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14.04.2008
International
Ce blog ne traitera pas d'évènements internationaux. Ce n'est pas son but. Pourtant, ce matin en lisant le Figaro j'ai lu un article très préoccupant sur la manière dont les Albanais du Kosovo traitent leurs prisonniers Serbes. Immédiatement j'ai pensé que le fossé qui sépare ce qui se passe réellement dans le monde de la manière dont les médias en rendent compte, uniformément, n'est pas un fossé mais plutôt un gouffre abyssale.
Récemment partout on à vu la condamnation de la Serbie, accusée de s'opposer au séparatisme du coeur même de l'Etat. Mettons en perspective que si l'Ile de France demandait son indépendance il ne faudrait pas compter sur nos alliés " européens " pour parler dans notre sens visiblement. A contrario les Albanais du Kosovo, devenus majoritaires du fait de l'immigration, sont partisans d'une " Grande Albanie ". Au XXe siècle le Japon fut lui même partisan d'un " Daï Nippon " ( Grand Japon ) et l'Allemagne d'une " Grande Allemagne ". Il semble qu'au lieu de créer un Etat, dans des conditions illégales il faut le rappeler, nous ayons plutôt aidés à créer une nouvelle puissance dominatrice sur la région explosive des Balkans. Il y a aussi un certain nombres d'influences extérieures très, euphémisme, dangereuse qui s'exercent dans une totale impunité au Kosovo. Là encore les médias n'en parlent pas. Les intérêts financiers, non pas de la France car les intérêts de la France ne sont pas d'encourager la partition du continent européen, de grands groupes s'en trouveraient peut être affectés.
Voici l'article :
Selon l'ex-procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie Carla Del Ponte, plusieurs hauts responsables Albanais du Kosovo ont organisé le meurtre de centaines de prisonniers serbes, dont les organes étaient ensuite revendus.
Des prisonniers systématiquement dépouillés de leurs organes quitte à les tuer, leurs reins, leurs poumons revendus à l'international, c'est le scénario de film d'horreur que révèle l'ex-procureure du Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie Carla Del Ponte dans un livre à paraître dans le mois.
Selon la procureure, qui a traqué durant huit ans les criminels de guerre de l'ex-Yougoslavie, environ 300 prisonniers, dont des femmes, des Serbes et d'autres ressortissants slaves, ont été transportés au courant de l'été 1999 depuis le Kosovo jusqu'en Albanie où ils étaient enfermés dans une sorte de prison.
Là, «des chirurgiens prélevaient leurs organes. «Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l'aéroport de Tirana vers des cliniques à l'étranger pour être implantés sur des patients qui payaient», écrit Carla del Ponte dans «La chasse, moi et les criminels de guerre». Et, précise-t-elle, leurs bourreaux n'hésitaient pas à aller plus loin. «Les victimes privées d'un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu'au moment où elles étaient tuées pour d'autres organes».
De hauts dirigeants Albanais du Kosovo impliqués
Toujours selon Carla del Ponte, «les dirigeants d'un niveau intermédiaire et élevé de l'UCK étaient au courant et étaient impliqués de manière active dans la contrebande des organes». Or, les responsables de l'organisation indépendantiste kosovare à l'été 1999 étaient Agim Ceku, Premier ministre du Kosovo de mars 2006 jusqu'en janvier 2008, et Hashim Thaçi, actuel Premier ministre.
Si les informations de la procureure sont exactes, le scandale est donc énorme. Mais, comme elle l'avoue elle-même, ses sources, des «journalistes fiables» et des membres de l'ONU, ne suffisent pas à enquêter. Elle déplore d'ailleurs, les «violences contre les témoins» prêts à évoquer les crimes de l'UCK durant la guerre du Kosovo.
Le livre de Carla Del Ponte a déjà fait du bruit. Notamment en Suisse, dont l'ex-procureure est ambassadrice en Argentine. Berne a interdit à Del Ponte de présenter son ouvrage en Italie, estimant qu'il était incompatible avec son statut.
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