« La réponse vient de l'Aisne | Page d'accueil | Alexandre Soljenitsyne »
12.04.2008
Le combat des chefs
Au PS on écrit quand ça va mal. Et là force est de constater que ça semble très mal aller car depuis quelques jours l’avalanche littéraire est de retour. Les députés Dray, Moscovici, le strauss-kahnien Huchon, et même André Vallini. Traumatisés par leurs récentes victoires, obtenues en dépit d’eux et de leurs efforts pour démontrer qu’il y a autant de socialistes que d’avis différents, les « secrétariables » commencent à sortir les cordes et les couteaux. Jean-Luc Mélenchon lorgne vers la porte de sortie et se demande avec quels meubles il pourrait partir, c'est-à-dire s’il serait capable de délester le PS de son aile gauche. L’inénarrable Marie Ségolène Royal ourdit sans doute en secret quelques mauvais coups et entasse les fagots du bûcher expiatoire où se consumeront les socialistes coupables de s’opposer à elle. Comme toujours lorsqu’il s’agit de Royal il faut décoder et démêler une phrase en apparence banale pour n’importe quel citoyen, de la menace qu’elle contient pour les opposants socialistes, ainsi chacun se souvient de son « Pardonnez leurs car ils ne savent pas ce qu’ils font » qui contenait en creux un très explicite « Ne leurs pardonnez surtout pas car ils savent ce qu’ils font ».
Le problème des socialistes ce n’est pas tant qu’ils s’écharpent, ni même qu’ils le fassent de manière publique, leurs problèmes c’est que la guerre au sommet prend l’ascenseur et redescend tout les étages. Par contagion les alliés communistes et verts s’y mettent aussi chez eux et où que vous portiez le regard vous contemplez le désolant spectacle de la politique politicienne. Ainsi la majorité de gauche au Conseil Général de l’Oise a été secouée par une chasse aux sorcières interne contre un conseiller général de gauche accusé d’avoir voté pour la droite. Même l’échelon communal n’est pas épargné et au Conseil Municipal de Crépy-en-Valois des membres de l’opposition ont dernièrement votés certaines délibérations avec la majorité alors que leur leader votait différemment.
Dans ce climat où la gauche républicaine est en crise et ne joue pas son rôle d’opposition les extrêmes peuvent se renforcer. Ainsi la gauche anti-républicaine a vu ses positions progresser aux dernières municipales. L’aile gauche et l’aide droite du PS n’ont rien, sinon un logo, en commun et se neutralisant mutuellement, jouent la partition des forces du totalitarisme de gauche. L’intérêt de la République et des Républicains, de toutes origines politiques, se trouve dans la résolution rapide de la guerre au PS afin que celui-ci puisse reprendre sa place dans l’opposition.
Le Cardinal de Retz avait coutume de dire : « Il faut parfois changer de parti pour n'avoir pas à changer d'avis ».
16:24 Publié dans Vie publique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Ecrire un commentaire