31.10.2009

Le pavoisement des écoles de Crépy-en-Valois

Eric Besson, ministre socialiste de l'Immigration et de l'Identité Nationale lance un débat sur l'Identité Nationale. C'était sur ce sujet que Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle, s'était fait élire en mai 2007.

Même si la grosse ficelle politique est assez facile à cerner, je crois qu'il faut participer à ce débat, c'est une volonté forte des Français depuis une trentaine d'années et il convient que l'ensemble des forces politiques se mettent autour d'une table pour discuter et renforcer les valeurs de notre République.

La première chose à rappeller est que la France est une République indivisible (Article 1er de la Constitution de la Cinquième République du 4 octobre 1958).

La République Française ne tolère pas et sanctionne les tentatives de destructions de son unité nationale sous quelque forme que ce soit ( communautarisme sur une base politico-religieuse, sociale, associative, régionale etc...).

A partir de ce rappel, nous pouvons former plusieurs propositions pour améliorer notre capacité d'assimilation.

La première chose est de poser le cadre de l'action de cette politique publique. La commune est un échelon d'action qui se prête parfaitement à sa mise en oeuvre.

C'est pourquoi, faisant le constat du besoin de cette politique publique et de l'écho favorable rencontré auprès de la population, j'ai entamé une réflexion nourrie par le témoignage d'enseignants, de membres des forces de l'ordre, d'élus. De ces consultations, j'ai retiré l'idée que l'école était le premier lieu où devait se déployer cette politique.

Je me suis donc interrogé sur les meilleurs moyens pour rendre à nos enfants le respect et l'amour de notre pays, c'est à dire le respect et l'amour d'eux mêmes.

Etant historien, et en tant que tel conscient des trésors d'inspirations que l'histoire soumet au politique, j'ai cherché dans les siècles ce qui faisait la force assimilatrice de l'école de la Troisième République. Après de longues lectures et recherches, j'ai compris que c'est l'attachement collectif autour des symboles de la République qui produit le dépassement des individualités et le sentiment d'appartenance à un ensemble plus grand que soi.

Ces symboles sont, comme le rappelle l'article 2 de la Constitution, l'emblème national, bleu, blanc, rouge et l'hymne national, la Marseillaise.

J'ai donc déterminé quelles écoles pouvaient accueillir un mât et un drapeau dans la cour et lesquelles ne le pouvaient pas et devraient se contenter d'un format moins important. Le coût total de cette mesure revenait à quelques centaines d'euros selon mes calculs et les prix des fournisseurs. La livraison devant être gratuite et l'installation devant être prise en charge par les services techniques municipaux, j'ai jugé que ce projet, renforçant la constitution de l'esprit citoyen chez les enfants, pouvait à la fois aider l'école à remplir sa mission d'instruction et de formation et générer des économies sur le remplacement du mobilier urbain détruit par des faits de délinquances. C'était donc bon pour la République et bon pour les finances de Crépy. J'estime, après les récentes destructions sur le mobilier urbain de la commune, consécutives au vol d'un car scolaire, que mon raisonnement était le bon.

D'ailleurs le Maire et l'Adjointe qui m'aidait à réaliser mon premier projet en tant qu'élu avaient donnés leur assentiments. Le projet de pavoisement de nos écoles allait donc à son rythme.

Le chant de la Marseillaise, qu'Eric Besson propose hypocritement de faire chanter au moins une fois dans l'année, est en réalité inscrit dans l'article 26 de la loi du 24 avril 2005. Il suffisait donc l'appliquer la loi de la République dans les écoles de la République.

C'était donc un projet civique avec de possibles économies financières pour la commune.

Je pensais raisonnablement qu'il pourrait être réalisé début 2009. Mais dès les premiers mois de l'année, j'ai compris que le projet était enterré. Pourquoi ? J'ai bien quelques idées mais le seul qui pourrait vraiment le dire c'est celui qui en est à l'origine.

Pourtant c'est un bon projet et si parfois les bons projets n'aboutissent pas au moment où ils naissent, ils peuvent trouver leurs réalisations plus tard, sous une mandature ou une autre.

"La France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon coeur. J'y suis né, j'ai bu aux sources de sa culture. J'ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux." Marc Bloch

 

28.10.2009

Un million par jour

La Présidence française de l'UE monte à 170 millions d'euros, soit un million par jour selon le rapport de la Cour des Comptes.

Un repas donné en l'honneur de 43 chefs d'Etats monte à 1 millions d'euros.

Au moment où les agriculteurs s'endettent et se serrent encore un peu plus la ceinture en raison de la baisse intolérable des prix où ils vendent leurs productions, nous constatons que la crise et les difficultés économiques ne touchent pas tout le monde.

 

26.10.2009

L'esprit de Jarnac

23% des personnes ayant votés pour Nicolas Sarkozy au premier tour de l'élection présidentielle en 2007 jugent négativement son bilan selon l'institut de sondage LH2.

19% de ces mêmes électeurs ayant votés pour Nicolas Sarkozy au premier tour déclarent qu'ils ne lui redonneront pas leur voix s'il se représente à nouveau en 2012.

Il s'agit uniquement là des électeurs ayant votés Sarkozy au premier tour, nous pouvons donc penser que la proportion est encore plus importante chez les Français qui n'ont votés pour lui qu'au second tour, pour faire barrage à la gauche.

Ce résultat est la conséquence de ce que cet espace montre depuis sa création : un homme politique de droite doit faire la politique de droite que lui demandent les Français.

Le virage à droite à mi-mandat ne va pas être suffisant. La déception est trop forte, c'est terminé pour Sarkozy.

Pour ma génération, qui votait pour sa première présidentielle, 2007 était un espoir, un souffle de liberté pour vaincre la gauche. Nous voulions enfin prendre notre destinée en main, en finir avec les dinosaures du type Cohn-Bendit et Lang qui radotent des idées d'un autre âge. Envoyer 68 au grenier, c'était la promesse de la liberté, d'un avenir serein.

Restaurer la France, le Bien Public, la Citoyenneté, la Souveraineté, la Sécurité Publique, les Finances de l'Etat. Promesses et rien du tout.

C'est un énorme gâchis. La droite doit être la droite pour gagner, la génération de droite aux affaires est esclave de la gauche, l'homme de Jarnac - ça ne s'invente pas - était décidément un artiste dans son genre. Même mort depuis treize ans, il continue de nous porter des coups terribles. La vraie "Génération Mitterrand" c'est celle de la droite qui dirige aujourd'hui, celle qui avait 20 ans il y a trente ans.

Ma génération de droite n'a jamais connu qu'un PS vaincu, ridicule dans ses propositions, incapable de donner une position commune, de formuler une idée moderne et un PC déjà rendu à la poussière, comment comprendre la faiblesse de nos aînés vis-à-vis d'un tel adversaire sinon comme une lâcheté ? Comment regarder les promesses de Sarkozy et l'absence de mise en oeuvre sinon comme un renoncement ?

C'est de cette incompréhension, je pense, que le Président va perdre le pouvoir. C'est regrettable car il aurait simplement suffit d'accomplir la volonté des Français pour continuer. La communication ne sera d'aucun secours, sans fusible à Matignon, c'est le Président qui saute, ce sont ses règles du jeu, il va devoir assumer. Pendant ce temps, le pays s'enfonce chaque jour un peu plus.

Le Bien Public, cette idée qui semble grotesque à certains élus quand d'autres élus ont l'excentricité de rappeller qu'elle devrait être au coeur de chaque décision dans une démocratie qui fonctionne normalement, est oublié des décideurs.

13.10.2009

Economie des ressources

Un bon point au Conseil Général de l'Oise qui propose désormais de faire parvenir par courriel les invitations aux évènements qu'il organise à ceux qui figurent sur son listing.

C'est une mesure intelligente pour limiter le gaspillage de papier dont les Collectivités brassent des quantités faramineuses.

C'est d'ailleurs dans cette optique de protection de l'environnement que j'ai proposé l'an dernier à la Mairie d'imprimer recto-verso les éléments envoyés aux élus pour préparer le Conseil municipal. Nous avons donc divisé par deux l'épaisseur des documents et donc réduit notre empreinte écologique.

Mais pourquoi avoir attendu septembre 2008 à la Mairie de Crépy et septembre 2009 au Conseil Général de l'Oise pour prendre ces mesures simples de bon sens ?

D'autant que certains élus se targuent de se faire une spécialisation de la protection de l'environnement. Il semblerait que la conscience de l'enjeu ne reconnaisse pas les réputations mais seulement les actes concrets en faveur du développement durable.

12.10.2009

Co-développement : Villiers à Madagascar

"Nous convions Andry Rajoelina à se rendre en Vendée où nous nous apprêtons à l'accueillir comme un chef d'État, pourquoi pas l’été prochain", a déclaré jeudi 8 octobre Philippe de Villiers à l’issue d’une rencontre officielle avec le président de la délégation spéciale d'Antananarivo, Edgard Razafindravahy, à Mahamasina. A la tête d’une importante délégation d’élus et de responsables vendéens, le Président du Conseil Général de la Vendée est actuellement en visite officielle à Madagascar.

A l’occasion de ce séjour, Philippe de Villiers a notamment été reçu par le jeune président Andry Rajoelina à Ambohitsorohitra. "Je viens de rencontrer le président, que je ne connaissais pas, mais qui nous inspire un grand respect. Notre entrevue s’est déroulée dans une ambiance chaleureuse. Nous rencontrons des interlocuteurs jeunes et jeunes d'esprit ", a t-il confié à la presse à l'issue de son entretien avec le président de la Transition.

Depuis une dizaine d’années, la Vendée a tissé avec l’île de Madagascar des liens profonds, dans le cadre de sa politique de coopération internationale. Des liens qui, selon les termes même du Président du Conseil Général, "n’existent que parce qu’ils sont établis dans la durée, dans l’écoute, dans la réciprocité, gages de véritables liens de fraternité ".

Le Département s’implique principalement dans la sécurité civile et le social, deux domaines prioritaires pour cette île lointaine. " Après 10 ans d’échanges entre nos deux terres caressées par l’océan, nous sommes heureux d’échanger avec vous des regards, des regards d’amitié et d’affection mutuelle " a expliqué Philippe de Villiers à ses interlocuteurs. " Nous vous attendons à notre tour en Vendée " a -t-il poursuivi, à l’adresse notamment des sapeurs-pompiers d’Antananarivo, particulièrement attachés à notre département.

Ils bénéficient en effet d’un partenariat exemplaire avec leurs homologues vendéens équipements en matériels, formations à la lutte contre l’incendie, au secourisme, ou à la gestion opérationnelle et au commandement… depuis 1998, le SDIS de Vendée (Service Départemental d’Incendie et de Secours) a ainsi contribué à former plus de 120 sapeurs-pompiers malgaches d’Antananarivo.

Vendredi 9 octobre, la délégation a d’ailleurs prévu l’inauguration du Centre de secours périphérique du 6e arrondissement (quartier d’Anosivavaka) en présence de Jean-Marc Chataigner, Ambassadeur de France, du Commandant Augustin, Chef de corps des sapeurs-pompiers malgaches et du Conseiller Général Gérard Villette, Président du SDIS. De nouvelles actions de partenariat devraient voir le jour durant cette visite, et plusieurs projets devraient être avalisés.En lien avec l’association France-Madagascar-Vendée, le Département soutient d’autre part la mise en place d’un établissement unique : une formation d’éducateurs, spécialisés dans la réinsertion des adolescents des rues à Antananarivo ; fruit d’une longue collaboration, cet Institut Supérieur des Métiers du Social sera totalement équipé et inauguré en 2010. Toujours sur le plan social, le Conseil général participe financièrement au chantier géant du Père Pedro, la cité "Akamasoa", qui accueille, scolarise et emploie des milliers de sans- abri arrachés aux tas d’ordures de la capitale.