10.05.2008
L'Enfant-Lion
L’esclavage est un fléau. Nous l’avons interdit depuis des siècles. Il y a même une date « commémorant » l’abolition de l’esclavage en France. C’est une affaire entendue.
Je regrette que cette date n’ait pas été l’occasion pour Sarkozy de prôner la fin de l’esclavage dans le monde au lieu de se livrer à un banal exercice de repentance chiraquien.
Je me rappelle d’un film qui avait été projeté dans les écoles de Crépy il y a maintenant quinze ans : l’Enfant-Lion. C’était l’histoire d’un village noir attaqué par les esclavagistes arabes et la vie en captivité d’un jeune enfant qui avait été vendu. Je me souviendrai toujours de cette image, elle m’a donnée l’envie de pousser la porte, de regarder derrière le discours officielle faisant de l’esclavage européen le seul et unique, et de découvrir la vérité sous le mensonge.
Cette image c’est un sabot de cheval. C’est un sabot habillé d’une pièce de tissu pour couvrir le bruit de l’arrivée des esclavagistes et surprendre le village dans son sommeil. Cet esclavage a commencé il y a plusieurs millénaires. Les chevaux ont les sabots habillés depuis des milliers d’années. Aujourd’hui encore c’est le cas. Je ne parle pas d’un « aujourd’hui » vague ou philosophique, je parle de la journée que vous vivez en lisant ce texte. Ces esclavagistes opèrent au « Pays des Four » ou Dhar Four et les cavaliers dont nos journalistes se régalent par romantisme exotique, ces fameux Janjawids, ce sont les cavaliers dont les chevaux ont les sabots élégants. Le Soudan fait face à l’Arabie Saoudite, marché d’esclave à ciel ouvert depuis plus de trente siècles. Mais c’est l’ensemble de l’Afrique qui est concerné, même si les termes « Afrique » et « Africains » n’ont pas de sens autres que géographiques tant les peuples sont différents les uns des autres. La gauche a toujours essayé d’occulter ces réalités qui lui déplaisent, au mépris de la vérité historique. Les historiens spécialisés estiment que les arabes ont déportés 17 millions de noirs vers l’Asie en quelques milliers d’années. L’Enfant-Lion est parmi eux. Pour preuve on trouve au IXe siècle une très importante révolte d’esclaves noirs dans la région du sud de la Mésopotamie (Irak actuel), la révolte des Zandj. Ils cultivaient les riches terres agricoles du delta du Tigre et de l’Euphrate dans des conditions terribles en raisons des maladies provenant des marais proches et des mauvais traitements. Les exemples abondent.
L’école de Jack Lang, non contente de produire quarante pour cent d’illettrés à l’entrée en Sixième, n’enseigne pas l’Histoire mais seulement une partie, celle qui correspond aux sacro-saints canons de la pensée socialiste. Il faut rétablir l’école de la République et non plus l’école du parti socialiste.
Nicolas Sarkozy n’a pas eu le courage de dire cela en ce jour alors même que les Français sont d’accord et que la majorité présidentielle l’est aussi. Il se chiraquise chaque jour un peu plus. Qu’il est loin le Sarkozy de combat qui prétendait mettre à bas l’édifice de 68 ! En vérité il n’a jamais existé, sauf dans les discours que ses conseillers et ses sondeurs lui écrivaient. Le Sarkozy de la rupture programmée a fait place au Sarkozy de la lâcheté exercée.
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Paul-Marie Coûteaux
Aujourd’hui je veux vous présenter un écrivain dont la pensée est un modèle en matière de respect et de défense de l’indépendance de la France : Paul-Marie Coûteaux.
Enarque, diplomate de formation, député européen et conseiller personnel de Philippe de Villiers, il est l’une des plus brillantes plumes du Mouvement pour la France. Spécialistes des questions européennes il travailla au sein des cabinets ministériels de Michel Jobert de 1981 à 1983, de Jean-Pierre Chevènement entre 1988 et 1991 puis dans celui du Secrétaire Général de l’ONU Boutros Boutros Ghali à partir de 1991 jusqu’en 1993 avant de suivre Philippe Séguin dans ses fonctions parlementaires de 1993 à 1996. En 1999 il est élu député européen lors des élections européennes qui voient la liste du RPF, dont le MPF était une des composantes, balayer la liste du RPR conduite par Nicolas Sarkozy.
En 2002 il soutient la candidature de Jean-Pierre Chevènement lors de l’élection présidentielle. En 2004 il est réélu député européen sur les listes du MPF. Il participe activement à la campagne contre la Constitution Européenne en 2005 et contribue à la victoire du Souverainisme. L’année suivante il est à l’origine des « Cahiers de l’Indépendance » auxquels de nombreux intellectuels et hommes politiques comme Alain Finkielkraut, Nicolas Dupont-Aignan, Xavier Darcos, Jacques Myard, Pierre-André Taguieff, Jean-François Collossimo ou encore Michel Cazenave contribuent.
Son discours sur l’Europe enflamme la foule présente lors du grand meeting de la fin de la campagne référendaire en 2005, à quelques jours de la victoire du 29 Mai, réunissant presque dix mille personnes à Paris. Son art oratoire est tel qu’il est considéré comme l’un des meilleurs orateurs du Mouvement pour la France.
Très engagé en faveur de l’Europe des Nations, il défend l’indépendance de la France et s’élève contre la Commission de Bruxelles qui nie la souveraineté française en créant des lois supérieures aux lois françaises. Proposant un autre modèle de fonctionnement pour l’Europe il est partisan du respect de la volonté des Européens et condamne la ratification parlementaire de la Constitution Européenne par la France alors qu’elle avait été refusée par voie référendaire directe.
Membre du Bureau National du Mouvement pour la France il est l’une des plumes qui ont contribués à la rédaction du programme présidentiel de Philippe de Villiers en 2007.
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09.05.2008
Un gendre pas si parfait
Olivier Besancenot est un bobo. C’est une construction médiatique qui traduit deux travers de notre société : le parisianisme et le romantisme. Historiquement Paris possède une influence politique disproportionnée sur le pays. Les Parisiens sont victimes de ce que chaque pas dans Paris est une plongée dans l’Histoire. Il en découle que les Parisiens, et les journalistes, écrivent la vie politique comme un roman. En France on fait de la politique comme on fait de la littérature. Il faut donc des personnages intéressants ou du moins qui paraissent comme tels à ceux qui écrivent la vie politique. Prenez un fils de bourgeois qui trouve que le socialisme douillet de ses parents l’est un peu trop et qui veut aller plus loin, plus dur, pour se sentir exister, ajoutez une organisation qui fait du meurtre de masse un but politique et vous commencerez à déchirer la toile de l’araignée. Si le fils de bourgeois peut cultiver, à trente ans passés, une apparence extérieure de jeune adolescent vous déclenchez la fibre romantique des commentateurs de la vie politique. Si en plus il est le gendre du patron de l’organisation en question, Alain Krivine, sa carrière dans le parti est solidement assise. Pour améliorer encore la chose cachez votre famille de manière à passer pour le gendre idéal. Si vous ajoutez à cela une profession qui à la sympathie de l’opinion, facteur, vous prenez une allure de nouveau Gavroche qui vous correspond peu mais qui est utile. Enfin si votre épouse peut avoir de très solides relations dans la presse et coacher votre image cela ne peut que vous servir. Adoptez le langage correspondant à votre image et mettez le au service d’un « franc-parler » qui plaît à votre électorat-cible qui à entre 13 et 15 ans et vous avez de bonnes chances, en France, d’être Olivier Besancenot.
Maintenant que la communication est mise à jour, intéressons nous au contenu politique du sieur Besancenot. Lui-même n’a jamais été, en aucune occasion et en aucune ville ou circonscription de France, candidat à une élection de la République Française. Généralement le fait qu’un leader politique se présente au suffrage des Français est une pratique acceptée dans nos usages habituels. Mais voilà Olivier est un anti-parlementariste qui à sa dignité. Va-t-il jusqu'à l’anti-républicanisme ? Certes et il ne s’en cache pas :
- Rêvez-vous toujours du grand soir ?
- Je milite pour la Révolution.
- C'est-à-dire pour une insurrection armée ?
- C'est à la population d'y arriver d'une manière ou d'une autre (…)
Olivier réunit donc deux des conditions habituelles qui identifient un leader extrémiste, à savoir antiparlementarisme et antirépublicanisme. La troisième condition est l’antisémitisme. Olivier Besancenot est il antisémite ? Il est vrai qu’il tient des propos très controversés et les dérapages sont nombreux, à l’instar de la fameuse affaire où Roger Cukierman, ancien président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), avait effectivement jugé que le trotskyste est antisémite.
Olivier Besancenot est donc un pantin au service d’idéologues extrémistes, son beau-père par exemple, auquel il prête son image afin de faire avancer une idéologie de mort.
Jean-François Revel disait : « Le Communisme c’est le Nazisme, le mensonge en plus ».
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